Ce qui s’est passé sur la table de mon masseur
Le téléphone a sonné et c’était lui, me proposant une séance pour l’après-midi même. À son ton, j’ai su qu’on n’allait pas parler que de massages.
Le téléphone a sonné et c’était lui, me proposant une séance pour l’après-midi même. À son ton, j’ai su qu’on n’allait pas parler que de massages.
Elle vivait depuis huit ans dans un mariage confortable et vide quand cet homme lui a souri entre les rayons. Elle n’imaginait pas que ce sourire la laisserait sans mari, sans amant et, enfin, face à elle-même.
Je savais qu’il avait les yeux rivés à mon dos pendant que je me déshabillais près de l’armoire. J’ai laissé la porte de la salle de bain entrouverte exprès : l’invitation était lancée.
Elle avait un petit ami. Elle se disait hétéro. Et pourtant, cet après-midi-là dans la piscine de l’hôtel, son pied a cherché le mien sous l’eau et je ne l’ai pas repoussé.
À trois heures du matin, avec le vent glacé qui frappait la tente, je me suis glissé sous sa couverture sans demander la permission. Mauri n’a pas bougé, mais je savais qu’il ne dormait pas.
Quand elle lui corrige la position pour la troisième fois et qu’il sent la pression sous son short, il comprend que la séance ne ressemblera à aucune autre.
Quand j’ai ouvert les yeux dans cette suite de marbre noir, elle était là, nue, à me regarder comme si elle me connaissait depuis toujours. Et peut-être que la mort a été mon meilleur accident.
Quand elle a crié mon nom dans le parking pour que tout le monde l’entende, j’ai su que toute la tension de la semaine au bureau allait exploser.
Nous sommes arrivés à l’hôtel comme des étrangers qui se connaissent par cœur. C’est ainsi que nous avions vécu pendant sept mois avant que tout explose dans cette chambre.