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Relatos Ardientes

Elle supportait tout pour ne pas le perdre

—Je vous ai dit de ne pas me toucher !

Noa n’avait plus assez de mains pour écarter de sa poitrine les doigts qui s’accrochaient à elle sans pudeur. Les trois vétérans de la fac se régalaient à ses dépens, conscients que leurs mauvaises manières n’auraient pas d’autre conséquence qu’une crise de colère inoffensive.

—Mais qu’est-ce qui te prend aujourd’hui, bordel ? —demanda le plus audacieux, glissant la main dans son décolleté et lui malaxant un sein brutalement, lui pinçant le téton jusqu’à lui arracher un sifflement de douleur.

—J’ai dit que je ne voulais pas ! —répliqua-t-elle en le frappant jusqu’à parvenir à se dégager.

—Tu ne disais pas ça la semaine dernière, quand je t’avais fait avaler ma bite jusqu’au fond de la gorge…

—Ne fais pas ta prude, on sait que tu adores avoir la bouche pleine.

—Et la chatte. Et le cul. Et tous les autres.

Les yeux couleur miel de Noa s’humidifièrent davantage de tristesse que de rage. Aussi fort qu’elle essayât de nier l’évidence, la réalité était têtue : ce qu’ils disaient d’elle était vrai. Si elle nourrissait encore l’espoir de tourner la page, voilà ces charognards qui tournaient autour pour lui rappeler chacune de ses redditions. Elle avait été avec eux trop de fois, et cet après-midi-là ne ferait pas exception. Bientôt, ils l’auraient au-dessus, en dessous et, à son grand regret, à l’intérieur.

Elle ne comprenait toujours pas comment elle, si prudente pendant toute son adolescence dans son village, avait pu tomber si bas en arrivant en ville. En réalité, si, elle le savait. Elle était tellement amoureuse du quatrième occupant de cet appartement d’étudiants qu’elle était incapable de reconnaître comme toxique la relation qui la liait à Bruno. Elle l’aimait tellement, elle était tellement accro à lui, qu’elle considérait comme normales des situations qui, pour presque n’importe quelle autre femme, auraient été insoutenables.

Chaque fois qu’elle quittait cette maison, chaque fois qu’elle appuyait sur le bouton de l’ascenseur pour descendre, elle le faisait les larmes aux yeux, se jurant que c’était bien la dernière fois qu’elle franchissait ce seuil. Et pourtant, elle était là de nouveau, avec sa jupe la plus courte et son chemisier le plus décolleté, partageant le canapé avec ceux qui la déshabillaient d’abord du regard, puis littéralement.

Noa ne se trouvait pas jolie, bien au contraire. Elle se voyait comme une fille quelconque. Son visage était beau, mais son complexe commençait au niveau du cou : sans être grosse, ses courbes s’éloignaient de l’idéal tant vendu, et cela minait son estime déjà fragile. À une autre époque, on l’aurait prise pour une déesse ; à celle-ci, elle se jugeait elle-même vulgaire.

Complexée et triste, tout juste arrivée du village, elle était tombée éperdument amoureuse du garçon le plus populaire de sa promo. Le rapport garçons-filles était de un pour dix, et la probabilité qu’un mec comme Bruno la remarque était d’une sur un million, surtout au vu du physique de beaucoup de ses camarades. Alors, dès qu’il lui avait lancé l’hameçon à une soirée, elle avait mordu à l’os, canne et tout.

Dès la première nuit où il avait réussi à se retrouver seul avec elle, elle lui avait offert ce qu’elle avait promis de garder pour l’homme qui la mènerait à l’autel. Bruno l’avait déshabillée lentement, l’avait couchée sur son lit et lui avait écarté les jambes sans préambule. Elle se souvenait encore de la brûlure lancinante lorsqu’il lui avait enfoncé sa bite jusqu’au fond, sans lui laisser le temps de s’habituer, sans se soucier du cri étouffé ni des larmes. Il l’avait pilonnée durement, jusqu’à ce que la douleur elle-même se mêle à un plaisir nouveau et trouble, et quand il avait joui en elle — sans lui demander, sans la retirer —, Noa avait compris qu’elle venait de signer sa condamnation. Sa promesse s’était brisée à peine un mois après avoir quitté le nid, une aube où Bruno n’avait cessé de lui passer de la pommade jusqu’à obtenir ce qu’il voulait. Elle s’était laissée emporter davantage par les fausses promesses du garçon que par son propre désir.

À partir de là, sa vie s’était transformée à des extrêmes impensables. Peu importait le jour ou l’heure ; un simple appel suffisait pour qu’elle accoure là où il avait besoin d’elle. Dans la voiture, la culotte aux chevilles et le visage écrasé contre la vitre embuée ; dans sa chambre, à quatre pattes tandis qu’il la baisait par derrière, une main dans la nuque ; dans n’importe quelle ruelle, à genoux sur l’asphalte avec la bite de Bruno jusqu’à la luette ; ou dans les toilettes de la fac, la jupe relevée et une jambe en l’air sur la cuvette, se mordant les jointures pour ne pas crier. Bruno apaisait son appétit sans se soucier le moins du monde de ce qu’elle ressentait.

Même si, en théorie, ils étaient en couple, ils sortaient rarement ensemble. Pas un café à la cafétéria de l’université. Il n’était pas rare qu’il ne la salue même pas quand il arrivait entouré de femmes. Il ne la réclamait que pour une seule chose, et elle acceptait son destin avec résignation. Si son cœur nourrissait le moindre doute, il disparaissait dès qu’il lui souriait.

Noa n’était pas idiote, même si elle en avait l’air. La réalité lui faisait trop mal. Elle savait que son mec tirait sur tout ce qui bougeait, qu’il couchait avec n’importe qui lui accordait sa chance. Malgré tout, elle était la petite amie officielle, et pour elle cela suffisait. Son degré d’aveuglement était tel qu’elle était prête à tout pour conserver sa place. C’est pourquoi elle était là cet après-midi-là, et c’est pourquoi elle allait se laisser utiliser une fois de plus : elle était sûre que, si elle ne le faisait pas, une autre prendrait sa place aussitôt.

—Qu’est-ce qu’il y a ? —demanda l’un d’eux.

—Celle-là, maintenant elle se prend pour une nonne.

—Hé, lui parle pas comme ça ! Demande-lui pardon ou je te casse la gueule ! —lança Bruno.

—Mais qu’est-ce que tu racontes ?

—Fais-le ou la fête est finie.

—Bon, bon. Pardon, Noa.

Elle se sentit heureuse. Bruno la défendait rarement, et qu’il intervînt pour elle comme un chevalier servant constitua une agréable nouveauté.

—Chérie, qu’est-ce qui se passe ? —lui dit-il en s’asseyant à côté d’elle, jouant avec une mèche rebelle de ses cheveux.

—Je croyais qu’on allait être seuls… tu me l’avais promis.

—Mais princesse, ce sont mes potes. Ce qui est à moi est à eux et ce qui est à eux est à moi, on en a déjà parlé des tas de fois et tu étais d’accord.

Ce qui, pour Bruno, avait été une conversation n’avait en réalité été qu’un monologue où il exposait sa théorie tordue de l’amour libre et de la fidélité. Noa ne disait jamais rien quand cela arrivait ; elle se contentait d’acquiescer comme une petite fille, par peur d’être rejetée. Même si elle n’a jamais fait siennes ces idées.

Ne te dispute pas. Ne le mets pas en colère.

—Tu t’en souviens, n’est-ce pas ?

—O… oui —murmura-t-elle.

—Eh bien allez —poursuivit-il en lui embrassant le cou—, sois gentille et tiens-toi bien. Ouvre-leur ce petit minou bien chaud que tu as et laisse-toi baiser comme tu sais le faire. Ne me fais pas passer pour un con, d’accord ?

—D’accord —capitula-t-elle, comme toujours.

Désemparée, Noa vit son bien-aimé s’éloigner et aller vers le meuble-bar pour se servir un verre avec une parfaite indifférence, tandis que le plus téméraire des autres s’attaquait aux boutons de son chemisier. Elle ne l’arrêta pas, ni par des mots ni avec les mains, comme il le lui avait ordonné. Elle n’eut même pas le réconfort que Bruno soit le premier. Vu son attitude, elle doutait fort qu’il participe.

Ce n’était pas nouveau. Depuis un moment déjà, les rencontres entre eux s’étaient faites rares s’il n’y avait pas de tiers. Au moins, cette fois, elle n’aurait pas à voir son copain se rouler avec une autre devant elle. Son aveuglement était tel que ce qu’on lui faisait subir à elle lui importait presque peu ; ce qui la rendait vraiment folle de jalousie, c’était de le voir entre les mains d’une autre femme. Les gémissements d’autrui provoqués par lui lui transperçaient l’âme comme des dagues.

—Putain, quelles nichons ! —s’exclama celui qui lui mettait les mains dessus sans pudeur, lui arrachant le soutien-gorge d’un geste sec—. Regarde-moi ça comme ça rebondit, la salope !

Le type s’était déjà débarrassé du chemisier et jouait avec ses seins avec avidité, les lui serrant, lui suçant les tétons jusqu’à les rendre durs et rougeoyants. Noa ne quittait pas Bruno des yeux, dans l’espoir qu’il se ravise et mette fin à ce supplice. Mais le salaud n’osait même pas soutenir son regard ; il se contentait de jouer à la console sans accorder la moindre importance à ce qui se passait autour de lui.

Les deux autres, qui jusque-là étaient restés en retrait, se ruèrent sur la proie. À six mains, ils la déshabillèrent complètement, lui arrachant la jupe et la culotte d’un coup. L’un lui écarta les jambes au maximum pour lui enfoncer deux doigts dans la chatte sans préambule, fouillant à l’intérieur avec rudesse ; un autre lui lécha les seins et lui mordit les tétons jusqu’à la faire geindre ; le troisième lui fourra la langue dans la bouche avec violence tandis qu’il lui serrait les fesses à deux mains. Ils touchèrent tout ce qu’ils voulurent toucher, lui léchèrent la peau sans délicatesse, avec l’assentiment muet de la jeune femme et le consentement tacite de son petit ami. Ils guidèrent ses mains vers leurs bites déjà dures puis, ensuite, ils baissèrent prestement leur pantalon avant de s’asseoir sur le canapé, côte à côte, les queues dressées pointant vers le plafond, entre blagues et rires.

—Allez… occupe-toi de nous. Suce, salope.

—Ouais, ouais. Branle-moi bien.

—Et moi aussi !

Cette fois, Bruno passa outre le ton avec lequel ils traitaient sa meuf, trop absorbé qu’il était par sa partie.

Résignée, Noa s’agenouilla et se dirigea vers le premier qui se trouvait près d’elle. Ça lui était égal de commencer par l’un ou par l’autre : elle savait qu’elle finirait par satisfaire les trois. Elle respira profondément et agit comme son copain le voulait.

Elle empoigna la première bite d’une main, cracha dessus et la lui enfourna d’un coup dans la bouche, jusqu’au fond. Le type gémit et lui saisit les cheveux à deux mains, lui imposant le rythme, lui baisant la gorge jusqu’à ce que ses yeux se remplissent de larmes et qu’un filet de bave lui pende du menton. Quand elle le relâcha, en suffoquant, elle ne perdit pas de temps : elle passa au second, le lui prit de la même façon, suçant avec la langue enroulée autour du gland, montant et descendant les lèvres serrées. De la main libre, elle masturbait le troisième, alternant salive et poignet, sans cesser de pomper. Elle passait d’une bite à l’autre sans répit, crachant, avalant, léchant les couilles, les prenant une par une dans sa bouche, tandis qu’ils l’insultaient entre deux gémissements et lui disaient qu’elle était une pute, une salope, la meilleure suceuse du campus.

Chaque fois qu’elle en prenait un dans sa bouche, tandis que sa langue travaillait la veine qui parcourait le gland, la même sombre culpabilité l’assaillait : que penserait sa mère si elle la voyait à cet instant, agenouillée, nue, le visage enduit de salive étrangère et trois bites se relayant entre ses lèvres. Sa mère l’appelait tous les soirs, lui demandait si elle mangeait bien, lui rappelait de prier. Et elle lui mentait sans honte. Le cœur de sa mère se briserait si elle savait que sa fille unique dormait rarement seule, et que lorsqu’elle s’agenouillait, ce n’était pas précisément pour parler à Dieu.

Elle libéra son esprit, cessa de penser et agit avec précision. Cela ne faisait même pas trois mois qu’elle avait commencé et elle n’avait déjà plus grand-chose à apprendre de ses rivales plus expérimentées. Elle passa de l’un à l’autre comme une abeille de fleur en fleur, jusqu’à les laisser à son goût, les bites gonflées, palpitantes, trempées de sa salive. Son seul réconfort fut de constater que cette fois, on ne la filmait pas, comme on l’avait fait d’autres fois. Elle soupçonnait que c’était Bruno lui-même qui faisait circuler ces vidéos dans la classe, mais il lui était plus facile, pour son cœur amoureux, d’en rejeter la faute sur des tiers.

—Ta nana est une merveille, Bruno. Elle avale comme une championne.

—Une hors pair. Et ce minou, putain, ce minou demande de la castagne.

—Il faudra me la passer quand tu en auras marre d’elle.

Cette dernière remarque ne lui plut pas du tout, et avec un reste d’amour-propre elle fit mine de se retirer.

—Ferme-la, imbécile ! —protesta Bruno en élevant la voix—. N’écoute pas ce qu’il dit, ma petite. Continue, tu t’en sors très bien.

—Vraiment ?

—Mais oui, bien sûr. Ne t’arrête pas maintenant. Fais-leur ce que j’aime… tu sais. Monte-les.

—Oui.

***

Encouragée par ces miettes, Noa se mit à califourchon sur l’un d’eux. Elle prit son sexe, le frotta contre les lèvres de sa chatte pour le lubrifier avec sa propre humidité et tenta de le guider vers l’arrière, vers l’anus serré, mais le garçon n’était pas à la hauteur et glissait sans parvenir à l’ajustement complet.

—Allez, les gars, faites un peu de place.

—Hé, si t’es courte, c’est pas de notre faute !

—Demande à ta mère !

—Tu aimerais bien.

En riant, deux d’entre eux s’écartèrent pour laisser plus d’espace. Noa tenta une autre position, celle qu’elle adoptait d’habitude quand Bruno voulait contempler la scène sous un bon angle. Elle se retourna, dos à son partenaire, écarta ses fesses avec les deux mains et se positionna elle-même, pointant le gland contre l’anneau déjà maltraité de son cul.

Elle retint son souffle et se laissa tomber. La bite entra d’un seul coup brutal, la traversant jusqu’à la base. Hormis une douleur intense, qui lui arracha un cri lui éraflant la gorge, elle obtint autre chose avec son hurlement : que Bruno pose la console de côté et fixe son attention sur elle. C’était une récompense minime, elle le savait, mais elle avait tant besoin de sa tendresse qu’elle prenait tout pour bon.

Sans laisser le temps à son corps de s’habituer, elle se mit à bouger les hanches, montant et descendant sur la verge, consciente que ses gestes de douleur ajoutaient un supplément de trouble à son aimé. Le type en dessous lui attrapa les seins à deux mains, les serra, lui pinça les tétons tandis qu’il la pilonnait par en dessous, lui enfonçant la queue encore et encore dans le cul. Noa gémissait, haletait, mordait l’air ; elle sentait chaque centimètre de cette bite se frayer un chemin en elle, l’égratignant de l’intérieur. Le type la saisit par les hanches et l’empala plus fort, plus vite, jusqu’à ce qu’avec un grognement animal il se vide jusqu’au fond de ses entrailles, la remplissant de semence chaude, tandis qu’elle ne cessait de gémir la bouche ouverte et la langue dehors.

Bruno retira son membre et se masturba avec lenteur, admirant la façon dont la jouissance étrangère commençait à couler sur le bas de la cuisse de sa copine. Noa y vit une victoire à la Pyrrhus : au moins, l’un des deux prenait du plaisir à tout ça. Elle se redressa un peu pour que la circulation revienne dans ses jambes, sentant le sperme lui échapper de l’anus béant et glisser sur ses fesses, mais un autre réclama bientôt son dû et elle reprit la même position.

La deuxième fois fut plus facile. Celui qui l’avait précédé avait servi de lubrifiant, et le cul, déjà élargi et enduit de sperme, permit à son corps de s’ajuster plus aisément. Ce deuxième type la pénétra d’un seul coup de reins, jusqu’à enfoncer les couilles contre ses fesses, et se mit à la baiser avec une cadence sauvage, sans répit, faisant heurter chair contre chair dans un bruit humide et obscène qui résonnait dans le salon. Il lui attrapa les cheveux, lui tirant la tête en arrière, tandis qu’il lui mordait le cou et lui murmurait des obscénités à l’oreille : « pute », « salope », « tu adores qu’on te défonce le cul, hein ? ». Mais ce qui la motiva le plus fut de voir le visage de Bruno, ivre de plaisir, se branlant à sa santé, la bite brillante entre les doigts. Si son mec était heureux, elle l’était aussi. Prête à tout donner, elle s’employa à fond, rebondissant sur lui de toute son énergie, serrant l’anus autour de la bite étrangère, arrachant des cris à son deuxième amant tandis que la douleur ne cédait toujours pas. Quand le type jouit, ce fut en hurlant, envoyant une autre décharge épaisse au plus profond de ses intestins, et seulement alors il la relâcha, la laissant retomber en avant, les jambes tremblantes et le cul dégoulinant.

—Ouf, quelle fin ! —balbutia le type en riant—. Un de ces jours tu vas me tuer. T’as le cul comme un aspirateur, putain.

Noa préféra ravaler sa fierté et faire la sourde oreille. Elle avait des problèmes plus urgents que les insultes : tout lui brûlait, son anus dilaté la piquait, elle était sûre de saigner, et il lui restait encore le troisième, le plus féroce, celui qui avait la bite la plus grosse et la plus longue des trois. Brisée, sans forces, elle pensa à se laisser tomber au sol et à s’offrir au dernier de façon que son copain n’en rate pas une miette. Mais elle ne le fit pas : elle savait qu’il n’aimerait pas ça, il voulait qu’elle prenne toujours l’initiative, alors elle se prépara à recommencer l’opération une fois encore.

Dès qu’elle sentit la pression du gland énorme contre son anus vaincu, elle sut que quelque chose n’allait pas. Elle voyait des étoiles. La bite était trop large, trop dure, et son corps n’en pouvait plus. Bruno le devina à la voir hésiter.

—Allez, ma petite. Regarde-moi comme tu me chauffes, ne me lâche pas maintenant. Avale-la toute entière.

Noa serra les poings, crispant les dents, et, centimètre par centimètre, céda du terrain. La tête du membre força l’anneau dans une douleur lacérante qui lui remonta le long du dos jusqu’à la nuque. Elle pleura, haleta, sentit la chair se tendre jusqu’à sa limite, mais elle ne renonça pas à son idée de tout donner, offrant à cet indésirable un coup qu’il n’oublierait jamais et à son copain le spectacle qu’il cherchait. Le type la saisit par les hanches et l’obligea à descendre davantage, encore davantage, l’empalant sans pitié. Et cela ne suffisait toujours pas.

—Je veux que tu la supportes toute entière, tu m’entends ? Toute entière. Jusqu’aux couilles —lui ordonna-t-il sans cesser de se branler.

Elle acquiesça ; la douleur était si immense que les mots ne sortaient plus. Les yeux fermés, elle souffla, se tordit, sentit quelque chose en elle se rompre comme jamais, une déchirure sourde, chaude, humide, mais même cela ne l’arrêta pas. Elle descendit les derniers centimètres d’un seul coup et resta là, transpercée jusqu’au fond, sentant la verge palpiter au plus profond de ses entrailles. Le type, sentant que le fond cédait, lui attrapa les seins et se mit à la faire monter et descendre, la pilonnant par en dessous de toute sa force, lui broyant le cul détruit jusqu’à ce que, juste au moment où Noa crut qu’elle se fendait en deux, il explosa au plus profond, déchargeant jet après jet de semence tandis qu’elle haletait la bouche ouverte et les larmes roulant sur ses joues. Il la laissa en morceaux.

—Très bien, très bien. C’est ça, mon amour. Tu es la meilleure.

La jeune femme s’effondra sur le canapé en boule, les jambes écartées et les trois jouissances lui échappant par l’anus ouvert, gouttant sur le tissu. Elle eut à peine la force d’ouvrir les paupières. Tout lui brûlait, mais les mots de satisfaction de Bruno compensaient. Il s’approcha, s’arrêta devant elle la bite à la main, la secoua encore quelques secondes puis lui vida sa semence sur le visage, si près qu’il ne pouvait pas la rater. Les premiers jets lui tombèrent sur le front et les paupières ; les suivants, plus épais, sur les lèvres et le menton. Noa n’attendit même pas l’ordre : anticipant, elle ouvrit les lèvres pour recevoir les derniers restes, tira la langue et les recueillit avec avidité, puis les avala avec dévotion, comme s’il s’agissait du plus délicat des nectars.

—Hé, moi aussi je veux ! —protesta l’un d’eux.

—Moi aussi.

—On lui fait ça à trois en même temps. On décore la bouille de la poupée.

Son âme se brisa un peu plus quand Bruno, loin de l’en empêcher, sortit son téléphone pour filmer la scène. Les trois se placèrent devant elle, se branlèrent à quelques centimètres de ses joues et, l’un après l’autre, entre gémissements et éclats de rire, la couvrirent de semence. De gros jets lui zébrèrent le front, lui collèrent aux cils, lui coulèrent le long du cou et des seins. Noa supporta stoïquement les remarques sur son physique pendant qu’ils se masturbaient devant elle. Elle conserva un reste de dignité en refusant d’ouvrir la bouche : elle ne voulait pas que la semence de son mec se mélange à celle de ces salopards. Elle garda les lèvres serrées, sentant la foutre étrangère s’accumuler sur elle, épaisse, tiède, humiliante.

***

Quand le spectacle prit fin, Bruno retourna à la console avec ses potes en riant. Il n’eut même pas la délicatesse de s’intéresser à elle, qui resta un moment immobile, le visage et la poitrine maculés, à encaisser en silence ce qui venait de se passer. Son corps lui ordonnait de pleurer, mais elle ne le fit pas par peur de sa réaction : il supportait très mal les marques de faiblesse.

Elle resta nue, comme il le voulait, sans se couvrir devant ses amis, avec le sperme qui lui coulait sur la peau et entre les cuisses. Malgré tout, elle restait une fille pudique, et s’exhiber n’était pas son fort. Une fois remise, elle s’approcha pour l’embrasser, mais il la repoussa sans quitter l’écran des yeux.

—Ne t’avise même pas de m’embrasser avec ça sur la figure ! C’est dégoûtant, tu pues la foutre.

—D’accord, pardon. Je vais mieux me doucher d’abord.

—Mieux vaut dans ta résidence, ici c’est moi qui dois nettoyer la salle de bain et ça me fait la flemme.

—O… d’accord. Comme tu veux.

—Tu peux y aller maintenant, on a du boulot. Je t’appelle plus tard.

Pourtant, Noa ne bougea pas.

—Qu’est-ce que tu veux ?

Elle soupira, serra légèrement les poings et descendit une marche de plus dans son escalier personnel vers l’enfer. Sa part soumise reprit le dessus sur la prudente.

—Tu veux que je te la nettoie avant de partir ? Avec la bouche.

L’offre provoqua un concert de rires parmi les potes d’un Bruno qui se fit désirer.

—S’il te plaît ! —supplia-t-elle en faisant de petits bonds nerveux.

—D’accord, si tu insistes.

Une fois encore, elle se mit à genoux. Elle ignora les sous-entendus des présents sur son penchant et se livra à la tâche avec la langue. Elle prit sa bite flasque entre les lèvres, la lava lentement avec sa bouche, passant la langue sur le gland, sur le frein, sur les couilles, suçant chaque pli, chaque goutte séchée. Peu après, la verge se redressa de nouveau dans sa bouche, gonflant contre son palais. Elle ne s’arrêta pas ; elle continua de sucer, augmentant le rythme, l’avalant jusqu’au fond de la gorge jusqu’à la faire disparaître entre ses lèvres. Quand elle jugea son travail terminé, elle fit mine de s’écarter, mais la main de Bruno l’en empêcha.

—Continue.

Elle resta immobile quelques secondes et, sans le retirer de sa bouche, acquiesça. Oubliant sa douleur, elle lui offrit tout le plaisir qu’elle connaissait. Elle creusa les joues, serra les lèvres, aida de la main à la base de la verge, fit tourner sa langue autour du gland avec patience. Elle connaissait trop bien les réactions de son bien-aimé et savait qu’il n’en aurait plus pour très longtemps. Quand il lui saisit la tête à deux mains et se mit à lui baiser la bouche au rythme qu’il voulait, la baisant dans la gorge jusqu’à lui faire jaillir les larmes, elle sut que la fin était proche. Elle le reçut dans sa bouche, jet après jet, sentant le sperme épais et chaud lui remplir la langue, et l’avala jusqu’à la dernière goutte, comme d’habitude. Ce n’était pas le baiser dont elle avait besoin, mais c’était toujours mieux que rien.

—Bonne fille —murmura-t-il, avec la même passion qu’on félicite un animal de compagnie d’avoir rapporté la balle.

—Merci.

—Maintenant, va-t’en, on a vraiment du boulot. On se voit demain en cours.

—Bien sûr, ne t’inquiète pas, mon cœur. J’y vais.

—Ah, j’oubliais : je dois faire les comptes avec le propriétaire. Ce serait bien que tu viennes demain et que tu t’occupes de mon affaire, comme le mois dernier. Tu sais, j’ai beaucoup de dépenses.

—Oui… je sais. Tu… tu m’accompagneras ?

—T’accompagner ? Quelle flemme, pour quoi faire ? Tu sais ce que tu as à faire. Tu n’as qu’à être gentille avec le vieux, lui ouvrir les jambes et le laisser jouir où il veut, et c’est tout.

Noa s’habilla sans se laver, ramassa son sac et attendit le palier suivant pour se mettre à pleurer. Elle prit soin qu’il ne la voie pas ; elle ne voulait pas le décevoir en se montrant ainsi.

***

Le lendemain, elle n’utilisa pas l’ascenseur : le propriétaire de l’immeuble vivait au premier étage. Après avoir réglé ses comptes — à genoux sur le tapis poussiéreux du hall, la jupe relevée et la bouche pleine de la bite fripée du vieux, tandis qu’il lui pinçait les tétons et grognait des obscénités jusqu’à jouir sur sa langue —, elle voulut monter voir son petit ami, sachant pertinemment qu’il ne la toucherait pas tant qu’elle ne se serait pas bien lavée. Peu avant d’arriver, elle croisa Bianca, l’ex de Bruno, et une autre camarade de classe, qui la regardèrent avec un sourire aussi irritant qu’éloquent.

—Tu as déjà payé le loyer ? —lui dirent-elles en riant.

Noa s’arrêta dans l’escalier, partagée entre continuer ou partir. Quand elle cessa de pleurer, elle reprit son chemin vers le haut.

—Les filles, les filles ! Vous n’en avez pas assez ? À vous deux, vous allez me tuer —dit Bruno en ouvrant la porte, encore hilare.

Son expression se figea en découvrant qui c’était. Nerveux, il resserra un peu plus la minuscule serviette autour de lui.

—Ah, c’est toi, chérie ! Alors, comment ça s’est passé ? Tout est réglé ?

—Oui —murmura-t-elle d’une voix à peine audible, ravissant son orgueil pour la énième fois—. Tout est réglé.

—Génial ! Tu es la meilleure.

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