Ce que je n’ai jamais raconté sur mon club de lecture
Quand il est arrivé le premier, elle regardait déjà les étagères avec un livre qu’elle ne lisait pas. Ils n’étaient que deux. Et aucun n’a feint la surprise.
Quand il est arrivé le premier, elle regardait déjà les étagères avec un livre qu’elle ne lisait pas. Ils n’étaient que deux. Et aucun n’a feint la surprise.
Quand le système a viré au vert et que l’écran s’est net, je ne m’attendais pas à voir Camila s’approcher nue du fauteuil où mon mari lisait le journal.
Il m’a pris la mâchoire d’une main et m’a regardé droit dans les yeux. C’était mon cousin. Nous étions de la famille. Et aucun de nous n’a reculé.
Il y avait quelque chose d’inachevé depuis cette première nuit sous le pont. Mon corps s’en souvenait. Une semaine plus tard, mes pieds m’y ont ramenée.
Depuis des années, j’étais la fauve au lit. Les hommes me craignaient ou me comblaient. Personne ne m’avait jamais attachée. Personne, jusqu’à ce que je donne mon mail à cet inconnu du tchat.
Cette armoire à glace dévorait un sandwich au comptoir. Un simple échange de regards a suffi pour savoir que, ce soir-là, j’irais l’attendre à l’entrée de la discothèque.
Cela faisait trois mois que je n’avais été avec personne, et quand je l’ai vu entrer dans le hall, j’ai su que cette nuit serait différente. Je ne me suis pas trompée.
Je marchais sans but quand il leva la tête du deuxième étage et me soutint du regard comme s’il savait, avant moi, que nous finirions emmêlés dans ses draps.
Bruno allait ramener les parents en ville et je restais seule. Personne n’imaginait que la sobremesa du dimanche finirait ainsi.