Mon don m’a mené jusqu’à un temple perdu en Inde
Je suis monté dans l’avion la queue dure, comme chaque jour depuis toujours. J’ignorais qu’une prêtresse allait bouleverser ma vie en une nuit.
Je suis monté dans l’avion la queue dure, comme chaque jour depuis toujours. J’ignorais qu’une prêtresse allait bouleverser ma vie en une nuit.
J’avais la bouche pleine de lui quand j’ai entendu la porte. Et puis elle est apparue, avec ce demi-sourire qui m’a toujours tout dit sans ouvrir la bouche.
À trois heures du matin, avec le vent glacé qui frappait la tente, je me suis glissé sous sa couverture sans demander la permission. Mauri n’a pas bougé, mais je savais qu’il ne dormait pas.
Je descendis aux toilettes, mes talons à la main, sans encore comprendre ce que serait une journée entière à sortir comme Luna au bras de Bruno dans ce village.
Quand j’ai prêté le slip rouge à Bruno ce matin-là, je n’imaginais pas que notre voisin viendrait nous chercher et que le sentier vers la rivière finirait en quelque chose que nous n’avions encore jamais fait.
Je suis monté dans l’ascenseur en talons et perruque, priant pour ne croiser personne. Il a ouvert en peignoir et m’a traité de salope avant même mon bonjour.
Nous avions refusé trois couples. Quand nous avons enfin trouvé le couple parfait, ils nous ont imposé une condition que nous n’aurions jamais imaginée, même dans nos rêves les plus fous.
Quand je suis sortie de la salle de bains en talons, bas et baby-doll rouge, son visage a tout dit : je n’étais plus la « fille » de son meilleur ami, mais autre chose.
Je suis arrivé au motel quinze minutes en avance, les mains moites. Quand je l’ai vu traverser le parking, j’ai su que je ne sortirais pas de cette chambre le même qu’avant.
Trois mois à échanger des messages avec un inconnu marié, jusqu’à ce que, ce soir-là au centre commercial, nous décidions qu’on ne pouvait plus se contenter d’écrire.
Nous nous évitions du regard à chaque dîner de famille depuis des années. Ce réveillon-là, quand tout le monde s’est endormi, elle a posé les verres et m’a embrassé dans la cuisine sans un mot.
Il m’a passé les menottes en velours aux poignets et le masque sur les yeux. Il m’a dit de lui faire confiance. Je ne savais pas comment lui dire oui.
Bruno m’attendait à la porte avec un bouquet de roses et un sourire qui n’avait rien d’un frère. L’appartement sentait encore la peinture et nous avions tout l’après-midi pour l’inaugurer.
En ouvrant la porte de la chambre, je ne m’attendais pas à trouver ma copine sous son amie, jambes ouvertes et regard qui m’interdisait d’entrer tout de suite.
Jusqu’à cette nuit-là, je croyais connaître toutes mes limites. Il a suffi d’un regard, d’un geste de sa part, et tout ce que je pensais savoir de mon désir s’est effondré en silence.
Je faisais semblant depuis des années. Quand elle a proposé de passer le week-end sur une plage nudiste avec ses amis, je n’imaginais pas que c’était le piège parfait pour me pousser à avouer mes désirs.
Je le regardais du coin de l’œil depuis une demi-heure quand il m’a parlé. Derrière les rochers, aucun de nous deux n’avait l’intention de se rhabiller avant la fin de l’après-midi.
Jusqu’à cette nuit-là, j’avais été complètement hétéro. Il a suffi d’un film mal choisi, d’un oreiller improvisé et du souffle d’un inconnu sur ma nuque.
Quand elle est entrée dans la douche, elle n’a rien dit. Elle a seulement plaqué ses tétons contre mon dos et murmuré de la laisser me guider. Ma femme était à des milliers de kilomètres, avec un autre.
Cet après-midi-là, je ne cherchais ni amour ni explications : je voulais deux corps différents dans la même chambre de motel, sans que personne ne sache jamais.