Ma voisine m’a laissé l’écouter avant de me baiser
Son nom n’était pas celui qu’elle m’avait donné le premier soir, mais j’avais fini par l’appeler Vera dans ma tête bien avant qu’elle ne m’avoue son vrai prénom. Pour moi, c’était la blonde du 4B, la femme qui sortait chaque matin impeccable, en jupe droite, talons hauts et sourire discret, et qui, le soir, transformait ce couloir crasseux en défilé silencieux d’hommes nerveux.
Je venais d’emménager dans cet immeuble bon marché, un vieux bloc coincé entre une avenue bruyante et les voies du métro aérien. L’appartement était une boîte en plâtre qui sentait l’humidité, avec une fenêtre de travers et une table qui tremblait chaque fois que je posais le coude pour écrire. Ce n’était pas l’endroit où j’avais imaginé vivre, mais c’était ce que je pouvais payer.
Je l’ai rencontrée le jour même où je montais mon dernier carton.
Elle sortait de son appartement, ferma à clé et me fixa une seconde de plus que nécessaire. C’était une femme adulte, sûre d’elle, avec ce genre de corps qui n’a pas besoin d’exagération pour imposer sa présence : jambes fermes, hanches pleines, cul rond, seins moyens et hauts sous son chemisier. Ses cheveux blonds, courts et ondulés, encadraient son visage d’un air classique qui rendait son sourire encore plus dangereux.
— Nouveau voisin, dit-elle.
— On dirait bien.
— Alors bonne chance. Ici, il en faut.
Elle sourit à peine et descendit l’escalier. Je restai un moment à regarder ses hanches, à voir ses muscles se tendre sous le tissu tandis qu’elle descendait les marches. C’est là que tout a commencé, même si je ne le savais pas encore.
Le soir même commencèrent les visites de bienvenue. Des voisins indiscrets, faussement aimables, qui avaient davantage envie de me raconter des ragots que de me donner des indications utiles. Ils finissaient tous par parler d’elle. Certains avec mépris, d’autres avec envie, plusieurs avec un obscène mal dissimulé. Qu’elle recevait des hommes, parfois deux en une nuit, qu’elle était « payée », qu’elle travaillait le jour dans un bureau et faisait la nuit ce qui lui plaisait.
Le jugement de ces gens m’importait peu. La seule chose qui m’agaçait, c’était qu’ils m’interrompent. Je leur refermai à tous la porte avec un minimum de politesse, puis retournai à mes feuilles, mon stylo et une page blanche qui refusait de m’obéir.
À la tombée de la nuit, je n’avais toujours rien écrit qui en vaille la peine. J’avais arraché tant de pages que le sol semblait couvert de plumes mortes. Je mangeais debout une part de pizza froide près du réfrigérateur quand j’entendis le premier gémissement distinct de l’autre côté du mur.
Je restai immobile, la bouchée à moitié mâchée.
Ce n’était pas un bruit douteux. Ni le craquement de meubles ni une télévision trop forte. C’était une femme qui gémissait la gorge ouverte, sans la moindre honte, et un homme qui haletait selon un rythme que le mur mitoyen marquait lui aussi. Puis vint le choc sec de la tête de lit. Encore. Une autre fois. Puis sa voix à elle, rauque, excitée, poussant l’air entre des phrases hachées.
— Comme ça… ne t’arrête pas… putain… oui…
Ma queue durcit en quelques secondes. Je m’en rendis compte comme on découvre une réaction involontaire et, en même temps, inévitable. Je posai l’assiette sur le plan de travail, éteignis la lumière pour mieux écouter et m’approchai du mur.
Je pouvais tout imaginer avec beaucoup trop de détails. Elle, les jambes écartées, le chevauchant ou se faisant baiser à plat ventre, peu importait, car les sons suffisaient à peindre la scène dans ma tête. Le choc humide de la chair, sa respiration brisée, la façon dont elle poussait un gémissement plus aigu quand l’autre la pénétrait avec force. Je posai la paume contre le mur comme si cela me permettait de toucher quelque chose de ce qui se passait de l’autre côté.
Ce fut ma première erreur : croire que je faisais seulement écouter.
Je sortis dans le couloir quand les bruits devinrent plus forts. Les lumières clignotaient avec cette teinte verdâtre et maladive qui imprégnait tout l’immeuble. Certains voisins avaient monté la musique pour couvrir les gémissements. D’autres, sans doute, faisaient exactement comme moi : ils prêtaient attention avec un air offensé et la queue dure dans leur pantalon.
Une demi-heure plus tard, sa porte s’ouvrit. Un type à la cravate mal nouée sortit en rajustant sa veste. Je ne le vis pas longtemps de face, mais je l’entendis, elle, lui dire au revoir depuis l’embrasure.
— La prochaine fois, sans te presser.
— Je t’appelle, répondit-il, presque gêné.
Elle eut un petit rire. Je ne la voyais pas en entier, seulement une jambe nue qui apparaissait dans l’entrebâillement de la porte. L’homme partit. La porte se referma. Le couloir retrouva son bourdonnement électrique et son silence habituel.
Cette nuit-là, je n’écrivis plus une seule ligne. Je m’allongeai sur le matelas posé au sol et me masturbai en imaginant sa chatte avaler une bite qui n’était pas la mienne. J’éjaculai sur mon ventre, respirant aussi maladroitement que le type qui venait de sortir de son appartement, puis je m’endormis avec l’odeur aigre de mon propre sperme collée à mes doigts.
C’est ainsi que ma routine commença.
Du lundi au samedi, après le coucher du soleil, les hommes arrivaient. J’appris à reconnaître le bruit des chaussures devant sa porte, l’impatience gênée de ceux qui attendaient leur tour, l’expression vide avec laquelle ils évitaient de me regarder quand je passais dans le couloir. Certains apportaient des fleurs. D’autres, des bouteilles. Un homme arriva même un jour avec une ridicule boîte de chocolats que la concierge finit par manger le lendemain.
Et chaque soir, presque sans exception, je l’entendais baiser.
Ce n’était pas toujours pareil. Parfois, la séance était longue, posée, pleine de halètements et de quelques cris étouffés. D’autres fois, elle était rapide et brutale : le lit frappant le mur, sa voix à elle qui donnait des ordres, l’homme soufflant comme s’il allait la briser. Avec le temps, je commençai à distinguer certaines choses. Quand on la suçait, à la manière dont elle fermait la gorge dans un gémissement continu. Quand on la prenait par-derrière, au ton plus rauque de ses plaintes. Quand elle jouissait, car elle lâchait alors un « merde » presque brisé qui me laissait tremblant de l’autre côté.
Je me masturbais bien plus que je ne voulais l’admettre. Dans la salle de bains, au lit, sur la chaise du bureau, l’oreille tendue vers son mur. Parfois je venais avant eux et restais à respirer fort, honteux et satisfait à la fois. D’autres fois, je me forçais à tenir, à suivre le rythme de ses gémissements comme un idiot obéissant, jusqu’à jouir exactement lorsqu’elle poussait ce son final qui me vidait la tête.
Je voulais coucher avec elle, oui. Mais je voulais aussi ne pas être comme les autres. Cette fantaisie idiote dura jusqu’au jour où nous avons commencé à vraiment parler.
C’était un dimanche matin, le seul jour calme. Je sortais acheter du café quand je la vis assise sur le palier de l’escalier, fumant pieds nus, avec des lunettes sombres et un tee-shirt ample qui laissait apparaître un genou. Sans son uniforme de bureau ni ses talons, elle semblait différente, mais pas moins maîtresse d’elle-même.
— Tu écris toujours au milieu de la nuit, non ? me demanda-t-elle.
Je m’arrêtai.
— Comment sais-tu que j’écris ?
— Parce que tu fais les cent pas quand tu bloques. Ça s’entend d’ici.
Je ris. Elle aussi.
— Alors nous sommes quittes, dis-je. Moi aussi, j’entends pas mal de choses.
La phrase resta suspendue. J’aurais voulu la reprendre, mais il était trop tard.
Vera retira ses lunettes et me regarda droit dans les yeux. Elle avait une façon de soutenir le regard qui ressemblait à une main se glissant sous les vêtements.
— Ah oui ? demanda-t-elle. Et qu’est-ce que tu entends ?
— Ta tête de lit qui appelle au secours.
Le coin de sa bouche se releva.
— Pauvre petite. Il faudra bien que je la change un jour.
Elle n’ajouta rien. Elle se leva, passa près de moi avec une odeur de crème et de tabac doux, et avant d’entrer dans son appartement, effleura mon avant-bras du bout des doigts. À peine un contact. Cela me troubla davantage que tous ses gémissements réunis.
À partir de là, il fut facile de me rapprocher d’elle. Nous avons commencé par nous saluer, puis par discuter brièvement dans le couloir, et enfin par prendre des cafés au coin de la rue quand nos horaires coïncidaient. Elle me raconta qu’elle travaillait dans l’administration d’une entreprise quelconque et qu’elle détestait son patron. Je lui dis que j’écrivais, sans exagérer l’importance de ce que j’avais publié. Je changeai plusieurs fois son prénom dans ma tête, jusqu’à ce qu’elle me donne le vrai, Mara, mais à ce moment-là, peu m’importait déjà son nom. Ce qui comptait, c’était la façon dont elle me regardait quand elle s’ennuyait et voulait jouer.
Je l’invitai à sortir un mercredi soir. Elle accepta comme si elle l’avait décidé avant moi.
Nous allâmes dans un bar sans prétention à quelques rues de l’immeuble. Nous parlâmes de tout sauf de l’évidence. Elle buvait lentement, croisant et décroisant les jambes comme si elle ignorait ce qu’elle provoquait. Je faisais semblant d’être calme, mais chaque fois qu’elle me souriait, je me rappelais le bruit de sa chatte accueillant d’autres hommes de l’autre côté de mon mur.
Au deuxième verre, ce fut elle qui se pencha au-dessus de la table.
— Je suis curieuse de quelque chose, dit-elle.
— Demande.
— Quand tu m’entends avec quelqu’un… ça t’agace ou ça t’excite ?
Inutile de mentir.
— Ça me fait bander.
— Je vois.
— Et toi, tu aimes qu’on t’écoute ?
Elle ne détourna pas les yeux.
— J’aime savoir qui écoute.
Je sentis sa réponse directement dans mon entrejambe.
— Alors tu savais que c’était moi.
— Depuis la deuxième nuit, dit-elle en portant son verre à ses lèvres. Les autres montent la musique. Pas toi.
Je ne sus pas quoi répondre. Elle, si.
— Détends-toi. Si ça me dérangeait, je te l’aurais dit. Ou je t’aurais fait payer l’entrée.
Nous rîmes, mais sous la table j’étais déjà complètement dur.
En sortant du bar, elle ne voulut pas poursuivre la soirée ailleurs. Elle voulut rentrer à l’immeuble. Nous marchâmes côte à côte sans nous toucher, trop proches pour que le silence ne dise rien. Le train passa au-dessus de nous en faisant vibrer l’air. Une fois dans le couloir vert et décadent, Mara sortit ses clés, ouvrit sa porte et me regarda de côté.
— Il n’y a pas de clients ce soir, dit-elle. Au cas où tu voudrais écouter quelque chose de différent.
J’entrai.
Son appartement était presque aussi petit que le mien, mais il était vivant. Il y avait des bougies usées, des livres éparpillés, un verre sur la table basse et un parfum chaleureux mêlé à celui du savon frais. Elle m’offrit à boire. Je refusai. Elle posa son sac sur une chaise, ôta ses chaussures et marcha pieds nus jusqu’à se retrouver tout près de moi.
— Je veux savoir si tu regardes aussi bien que tu écoutes, murmura-t-elle.
Je l’embrassai avant de pouvoir réfléchir davantage. Sa bouche était douce, humide, avec un léger goût de gin et de menthe. Mara répondit immédiatement, glissant sa langue avec avidité, m’agrippant par la nuque comme si elle attendait ce moment depuis des jours. Le baiser devint aussitôt rude, brûlant, plein de dents et de respirations partagées.
Mes mains descendirent à sa taille, puis à son cul ferme sous la jupe. Je le serrai avidement et elle poussa un petit gémissement, juste contre ma bouche, avec le même timbre que celui qui m’avait fait me branler comme un malade tant de nuits. Cette fois, il n’était pas filtré par un mur. Cette fois, il était pour moi.
— Alors c’était toi, dit-elle en s’écartant à peine pour reprendre son souffle. Le voisin qui jouissait en m’écoutant.
Je me raidis, mais elle sourit.
— Ne fais pas cette tête. Ça m’excite d’y penser.
Je l’embrassai de nouveau et ce fut elle qui me poussa contre le mur. Elle m’ouvrit la chemise avec impatience, fit glisser ses mains sur mon torse et descendit jusqu’à la bosse dure de mon pantalon. Elle la serra par-dessus le tissu, sans délicatesse.
— Putain, murmura-t-elle. Je te faisais vraiment bander.
— Tu ne m’aides pas.
— Je ne veux pas t’aider. Je veux m’en servir.
Elle me déboutonna le pantalon sur-le-champ, au milieu du salon, et glissa la main dans mon boxer pour en sortir ma queue. Elle la maintint un instant, lourde et raide, et me regarda avec une expression satisfaite qui me fit gémir trop tôt.
— Joli, dit-elle. Voyons si tu baises mieux que tu n’espionnes.
Elle s’agenouilla sans mise en scène. Sa main continua à me branler lentement tandis qu’elle passait la langue sur le bout, recueillant le premier filet de liquide avec un calme presque cruel. Puis elle ouvrit la bouche et m’avala d’un coup jusqu’où elle put. Mes genoux fléchirent.
— Merde, Mara…
Elle répondit par un son grave, vibrant autour de ma queue. Elle me suça comme si elle savait exactement combien de temps tenir et quand se retirer pour me laisser désespéré. Elle remontait jusqu’au gland, l’entourait de ses lèvres mouillées, puis l’enfonçait de nouveau profondément, aidée par sa main à la base. Chaque fois qu’elle me regardait d’en bas, le mascara légèrement coulé et la bouche pleine de moi, je sentais une tension brutale dans mes couilles.
Je lui empoignai les cheveux courts, non pour la forcer, mais pour me retenir, moi. Elle comprit quand même et accéléra. La salive lui coulait au menton. Ma queue entrait et sortait de sa bouche dans un bruit obscène, humide, délicieux. Je haletais comme un imbécile, regardant ma bite disparaître entre ses lèvres, entendant le même couloir d’où tant d’hommes étaient sortis satisfaits. Maintenant, le son était le mien.
— Si tu continues comme ça, je vais jouir, l’avertis-je.
Elle lâcha ma queue avec un claquement et se releva.
— Pas encore. Je veux la sentir en moi.
Elle me prit par la main et m’emmena dans la chambre. Le fameux lit était là, coupable de tant de nuits d’insomnie, avec sa tête rayée contre le mur qui donnait sur mon bureau. Je ris malgré moi. Elle le remarqua.
— Quoi ?
— Rien. Je pensais à toutes les fois où j’ai imaginé ça.
— Je suis sûre que tu es resté en dessous de la réalité.
Cette fois, elle se déshabilla sans se presser, sachant que je ne pouvais pas détourner les yeux. D’abord le chemisier, puis la jupe, puis les bas noirs maintenus par une simple jarretière. Elle ne portait pas de soutien-gorge. Ses seins tombèrent, fermes et ronds, avec de petits tétons tendus. Lorsqu’elle retira son string, je vis sa chatte épilée, gonflée et brillante d’excitation. Il n’était même pas nécessaire de la toucher pour savoir qu’elle était trempée.
Je me déshabillai presque maladroitement. Mara me poussa pour me faire asseoir sur le lit et se plaça debout entre mes jambes.
— Touche-moi.
Je lui écartai les cuisses et glissai deux doigts entre ses lèvres. Elle était trempée. Pas humide, pas simplement prête : vraiment trempée. Mes doigts entrèrent facilement et elle arqua le dos, laissant échapper l’air par la bouche.
— Alors toi aussi, tu m’attendais, dis-je.
— Ça fait des semaines que je t’attends, idiot.
Je me penchai et lui léchai la chatte sans demander la permission. Je voulais enfin goûter cette chose sur laquelle j’avais tant de fois joui en imagination. Sa saveur était salée et dense, propre, addictive. J’écartai ses lèvres avec les pouces et enfonçai ma langue de bas en haut, d’abord lentement, puis plus fermement, la sentant trembler contre ma bouche. Mara m’agrippa les cheveux et commença à bouger contre mon visage.
— Oui… comme ça… ne ralentis pas.
J’enfonçai un doigt, puis deux, en les recourbant en elle tandis que ma langue continuait à lécher son clitoris. Sa chatte se serra aussitôt, réagissant par des spasmes de plus en plus nets. Le matelas grinçait. Sa respiration était désormais celle que j’avais si souvent entendue à travers le mur, mais elle se trouvait devant moi, les cuisses écartées, utilisant ma bouche avec une franchise obscène qui me rendit fou.
— Je vais jouir, dit-elle. Ne t’arrête pas, putain.
Je ne m’arrêtai pas. Je la suçai plus fort, alternant les cercles et les longues lapées, tandis que mes doigts la baisaient à l’intérieur. Mara se tendit, me serra la tête entre ses cuisses et jouit avec un gémissement rauque et long, sans plus rien retenir. Ses jambes tremblèrent. Je sentis les pulsations de son orgasme autour de mes doigts et restai là une seconde de plus, la léchant doucement tandis qu’elle redescendait.
Quand elle me libéra, elle respirait difficilement et ses joues étaient enflammées.
— Maintenant, baise-moi, dit-elle sans détour.
Je la poussai sur le dos et m’installai entre ses jambes. Je frottai le bout de ma queue contre son entrée mouillée, me salissant davantage avec ce que j’avais laissé sur sa chatte. Mara me regarda droit dans les yeux, affamée.
— Arrête de jouer.
J’entrai d’une seule poussée.
Nous gémîmes tous les deux en même temps. Elle était chaude et serrée d’une façon presque insultante. Ma queue s’enfonça jusqu’au fond et, pendant une seconde, je ne pus pas bouger, occupé à la sentir m’avaler tout entier. Mara souleva les hanches.
— Bouge.
Je le fis. Je ressortis presque jusqu’au bout et rentrai de nouveau avec force. La tête de lit frappa le mur. Encore. Et encore. Le son me traversa la poitrine parce que je le connaissais trop bien. Seulement, désormais, chaque coup coïncidait avec mes hanches, avec ma queue entrant dans cette chatte que j’avais entendue travailler pour d’autres pendant des semaines.
— C’est comme ça que je t’entendais, lui dis-je entre deux halètements.
— Alors écoute ça de près.
Elle enfonça ses ongles dans mon dos et écarta davantage les jambes. Je me mis à la baiser d’un rythme dur et régulier, profitant de l’humidité qui la trempait. Sa chatte produisait ce bruit humide et sale qui rend toute imagination inutile. Chaque fois que je ressortais, je la voyais s’ouvrir pour m’accueillir de nouveau. Chaque fois que je rentrais, elle poussait un gémissement plus brisé.
Je l’embrassai, mordis son cou, lui saisis un sein et pinçai son téton entre mes doigts tout en continuant à la baiser. Mara bougeait les hanches pour mieux me recevoir, pour me faire entrer plus profondément. Elle savait visiblement parfaitement utiliser son corps et, loin de m’intimider, cela me donna encore davantage envie de la défoncer à grands coups de reins.
— Plus fort, dit-elle.
J’obéis.
Le lit commença à frapper violemment le mur. Je la maintins par l’arrière des cuisses et les écartai davantage, la pénétrant jusqu’au fond, encore et encore. Mon pubis heurtait sa chatte mouillée. Elle jurait, gémissait, se tordait sous moi. À un moment, elle me regarda avec un bref sourire sale.
— Le voisin d’à côté est sûrement en train de se branler maintenant.
Je ricanai et la pénétrai si violemment que je lui arrachai un cri.
— Qu’il prenne des leçons.
Je la retournai sur le matelas et la mis à quatre pattes. Mara releva immédiatement le cul, s’offrant sans honte. La voir ainsi me rendit encore plus animal. Je lui écartai les fesses et contemplai sa chatte gonflée, ouverte et brillante de tout ce que je lui avais fait. Je passai la main sur son dos, lui empoignai les cheveux par-derrière et lui réintroduisis ma queue d’une poussée sèche.
— Putain, gémit-elle en enfouissant le visage dans l’oreiller.
À partir de là, je la baisai plus violemment. Son cul heurtait mes hanches d’un choc charnu et répété. Une main sur sa hanche, l’autre sur sa nuque, je la pénétrais à fond tandis qu’elle arquait le dos et repoussait son bassin pour en réclamer davantage. La chambre se remplit de ce bruit de baise sans douceur, de respirations brisées, du lit qui se plaignait, de nos voix désormais incapables de feindre quoi que ce soit.
— Dis-moi que tu voulais ça, lui dis-je en tirant sur ses cheveux pour lui faire relever la tête.
— Oui… oui, je voulais cette bite… je voulais que ce soit toi qui me baises…
— Depuis quand ?
— Depuis que je t’ai vu mater mon cul dans l’escalier… ah… merde…
Je sortis ma queue et lui claquai la fesse. Pas fort, mais assez pour laisser sa peau rosée. Elle gémit et remua les fesses, m’en demandant une autre sans un mot. Je lui en donnai une de plus, puis lui enfonçai deux doigts dans la chatte en lui tenant la mâchoire sur le côté.
— Regarde-moi.
Elle tourna le visage juste assez.
— Tu aimes ça ?
— Oui.
— Qu’est-ce que tu aimes ?
— Que tu me baises. Que tu me parles comme ça. Que tu ne me traites pas comme les autres.
Je lui remis ma queue avant qu’elle ait fini de parler et elle en perdit le souffle.
Je la gardai ainsi un bon moment, changeant de rythme, parfois profond et lent pour sentir comme elle me serrait, parfois rapide et brutal, punissant cette chatte qui ne cessait de me mouiller. Mara se touchait dessous d’une main et je la laissai faire, fasciné par la scène : son corps plié, ma queue entrant et sortant, ses doigts frottant son clitoris tandis qu’elle gémissait mon nom.
— Ne t’arrête pas, dit-elle. Je vais jouir encore.
Je sortis ma queue et la fis se retourner. Je la plaçai au bord du lit, une jambe sur mon épaule. De là, je la pénétrai de nouveau et me mis à la baiser de poussées courtes et profondes, exactement là où je la faisais le plus trembler. Elle ramena une fois de plus la main à son clitoris et je lui saisis le poignet.
— Laisse-moi faire.
Je le frottai du pouce tout en la pénétrant. Mara ouvrit la bouche dans un long halètement. Ses seins rebondissaient à chaque coup. Ses ongles s’enfoncèrent dans mes bras. Je sentis sa chatte se refermer autour de ma queue, me serrant de plus en plus.
— Maintenant, lui dis-je. Jouis maintenant.
Et elle le fit. Elle jouit dans un spasme brutal, les jambes tremblantes, sa chatte se contractant si fort qu’elle faillit me faire jouir sur-le-champ. Elle continua à gémir tandis que je la traversais encore deux ou trois fois, incapable de m’arrêter net. Son visage était défait de plaisir. Magnifique d’une manière indécente.
J’étais déjà à bout. Elle m’agrippa par le cou et m’embrassa avec désespoir.
— Finis en moi, murmura-t-elle. Je veux sentir ton sperme.
Son ordre me brisa.
Je continuai à la pénétrer cinq ou six fois encore, très durement, jusqu’à ne plus pouvoir me retenir. Je jouis en elle avec un gémissement qui me vida la poitrine. Je sentis le sperme sortir par pulsations, chaud, tandis que sa chatte continuait à me serrer avec les échos de son orgasme précédent. Je restai enfoui quelques secondes, respirant contre son épaule, complètement hors de moi.
Lorsque je me retirai enfin, une partie de mon sperme glissa le long de sa cuisse. Mara baissa les yeux, puis les releva vers moi, satisfaite.
— Alors c’est ça que tu voulais depuis le début.
— Pas exactement.
— Ah non ?
— Je voulais ça… mais je ne pensais pas que tu me laisserais entrer si facilement.
Elle rit, respirant encore difficilement.
— Ce n’était pas facile. C’était simplement inévitable.
***
Je me réveillai le lundi avec elle à mes côtés, nue sous les draps, les cheveux en bataille et une jambe passée sur ma cuisse. La lumière grise du matin tombait sur son dos et, pendant une seconde, je compris pourquoi elle s’était insinuée si profondément en moi avant même que je la touche. Ce n’était pas seulement sa beauté. C’était sa façon d’occuper l’espace, comme si elle ne devait d’explications à personne.
Elle ouvrit les yeux et sourit à peine.
— Quelle heure est-il ?
— Tôt.
— Alors nous avons encore le temps.
Elle saisit ma queue à moitié endormie, qui commença à durcir dans sa main avec une obéissance presque humiliante. Elle se rapprocha pour m’embrasser sans me quitter des yeux.
— Aujourd’hui, c’est toi qui vas faire du bruit, murmura-t-elle.
Et nous recommençâmes à baiser, plus lentement au début, plus salement ensuite, dans la lumière du matin qui révélait chaque geste, chaque tache de salive, chaque secousse du matelas. Mais cette deuxième fois n’avait plus rien d’un fantasme. Le mur était toujours là. Le couloir aussi. La seule chose qui avait changé, c’était que je n’étais plus le voisin qui écoutait.
J’étais l’homme de l’autre côté, celui qui la faisait gémir.