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Relatos Ardientes

Mon fantasme de devenir actrice porno a failli devenir réalité

J’ai toujours su que mon plus grand fantasme n’était ni de tomber amoureuse ni de me marier en blanc. Ce qui m’excitait vraiment, c’était autre chose : qu’on me regarde, qu’on me déshabille des yeux, que quelqu’un me place devant une caméra et que j’écarte les jambes sans la moindre honte. Aujourd’hui, j’ai plus de trente-cinq ans, je prends soin de moi, je m’entraîne, je sais ce que je provoque quand je marche dans une robe moulante, et je sais aussi que je peux encore rendre un homme fou avec un sourire lent et un décolleté bien choisi.

Je ne vais pas feindre la modestie. J’ai de gros seins fermes, une taille travaillée à force de discipline et un cul rond qui a toujours été ma meilleure arme. Mais ce n’est pas seulement une question de corps. C’est la façon dont je soutiens le regard. L’assurance avec laquelle je laisse un homme comprendre que je sais exactement à quoi il pense. Très jeune, j’ai compris que le désir des autres pouvait se ressentir comme un courant électrique, et moi, ce courant m’a toujours trempée.

J’aime le sexe. Beaucoup. J’aime baiser, la sucer lentement au début puis avec voracité, j’aime écarter les jambes et sentir qu’ils perdent la tête pour moi. J’aime aussi m’exhiber. Pas forcément nue dans la rue, mais sur cette frontière où tout semble accidentel alors que rien ne l’est : une jupe à peine trop courte, des jambes croisées qui montrent plus qu’elles ne devraient, une inclinaison calculée pour qu’on regarde mon décolleté. Ce jeu m’excite depuis des années.

Pendant longtemps, j’ai consommé du porno avec la fascination de quelqu’un qui regarde la vie qu’il aimerait mener. Ce n’était pas pour moi un simple divertissement. Je m’imaginais à leur place. Dans un lit, contre un mur, sur un canapé, sous les projecteurs, avec un homme qui me tenait par les hanches tout en m’ouvrant pour la caméra. Je rêvais d’être cette femme que tout le monde reconnaît pour la façon dont elle suce bien, pour ses gémissements délicieux, pour l’impudence avec laquelle elle se laisse utiliser et le plaisir qu’elle y prend.

Le plus intense n’était pas d’imaginer le sexe. Le plus intense, c’était d’imaginer les regards. Savoir que d’autres me verraient nue, à quatre pattes, le maquillage coulé et la bouche pleine, et que c’est précisément cela qui me rendrait inoubliable. Cette idée me faisait me masturber jusqu’à en trembler. Plus d’une nuit, j’ai fini les jambes écartées sur le lit, un jouet entre les mains, à penser à une caméra braquée sur moi tandis que je dirais exactement à quel point je voulais être une salope devant tout le monde.

Des hommes m’ont promis des moyens d’entrer dans ce milieu. La plupart voulaient seulement me baiser gratuitement. Certains étaient bavards, d’autres plus sérieux. Je jouais, j’écoutais, je fantasmais, mais je reculais toujours. Pas par manque d’envie, mais par peur. Peur du qu’en-dira-t-on, qu’on me reconnaisse, de ne plus pouvoir ensuite maintenir l’image de femme convenable que j’avais si souvent feint d’être. Et les années ont ainsi passé : brûlante intérieurement, donnant extérieurement l’illusion de contrôler la situation.

La fois où j’ai été le plus près de franchir cette limite s’est produite dans un hôtel où j’ai travaillé quelque temps. Je ne donnerai pas de noms, mais c’était un endroit discret, de ceux où des gens élégants entrent avec des secrets sous leurs vêtements. Je portais un uniforme ajusté qui moulait mon cul et me donnait l’impression d’être observée pendant tout mon service. J’avais appris à apprécier cette sensation tout en faisant semblant de ne pas la remarquer.

Un soir, un étranger est arrivé. Grand, brun, avec cette assurance tranquille de quelqu’un habitué à acheter ce qu’il veut. Il n’était ni jeune ni vieux : un adulte dans la force de l’âge, capable de dominer une pièce par sa voix. Il m’a demandé de l’aide pour une réservation, mais il a mis trop longtemps à lâcher ma main quand je lui ai rendu le document. Son regard est descendu vers mon décolleté avant de remonter vers mes yeux avec une insolence mesurée.

— Tu as l’air d’en avoir marre de faire semblant, m’a-t-il dit dans un espagnol maladroit, mais très clair.

J’ai souri par politesse, même si sa phrase m’a frappée en plein entre les jambes.

— Et vous, vous avez l’air de dire ça très souvent, lui ai-je répondu.

— Non. Seulement quand je vois une femme qui aime être regardée.

J’ai senti la chaleur me monter au cou. Non pas parce que sa phrase était brillante, mais parce qu’il avait tapé en plein centre. Le reste de la soirée, il n’a cessé de redescendre au hall sous n’importe quel prétexte. Une bouteille d’eau. Une serviette supplémentaire. Une question ridicule sur le petit déjeuner. À chaque fois, il s’approchait un peu plus du comptoir et parlait un peu plus bas. Quand mon service a touché à sa fin, il m’a laissé une carte pliée.

— Monte quand tu pourras, a-t-il murmuré. J’ai une proposition à te faire.

J’ai rangé la carte sans la regarder, mais pendant une demi-heure je n’ai pensé à rien d’autre. Quand je suis enfin allée aux toilettes, j’ai relevé ma jupe, écarté ma culotte et je me suis touchée. J’étais vraiment mouillée, non pas par romantisme, mais par la simple excitation d’avoir été lue avec une telle précision. J’ai enfoncé deux doigts lentement et fermé les yeux. Monte seulement pour écouter. C’est tout.

Je suis montée.

***

La suite sentait le whisky hors de prix et la climatisation. Il était sans veste, la chemise ouverte au col, assis dans un fauteuil comme s’il avait su dès le départ que je finirais par entrer. Il m’a servi un verre et désigné le canapé en face de lui. Je ne me suis pas assise. J’ai préféré rester debout, les jambes croisées, en sentant le poids de son regard sur mes cuisses.

— Je ne vais pas te faire perdre ton temps, a-t-il dit. Je travaille dans le contenu pour adultes. Pas de traite, rien de louche, rien de forcé. Je vois des femmes tous les mois. Toi, tu as quelque chose qui ne s’apprend pas.

— Et qu’est-ce que c’est ? ai-je demandé, même si je voulais l’entendre le dire.

— Tu aimes être désirée. Et tu aimerais qu’on te regarde pendant que tu le fais sentir.

J’ai dégluti. Je me suis approchée de la table, y ai posé mon verre et ai croisé les bras pour dissimuler le tremblement de mes mains.

— Parlez clairement.

— Je veux faire un essai avec toi. Un enregistrement privé. Sans engagement. Si ça te plaît, on continue. Sinon, tu pars et il ne se passe rien.

Sa proposition m’a laissée muette quelques secondes. Cette fois, ce n’était pas un fantasme abstrait. C’était une véritable porte ouverte. J’ai regardé la pièce et aperçu, sur un meuble, une petite caméra, un trépied plié et une valise entrouverte. J’ai ressenti une décharge d’excitation si forte que j’ai dû serrer les cuisses.

— Un essai de quoi ? ai-je demandé d’une voix plus basse.

Il a à peine souri.

— De présence, d’attitude… et de chimie. Si tu es montée, je suppose que tu sais déjà de quelle chimie je parle.

Mon pouls s’est accéléré. J’y ai réfléchi un instant, mais la vérité, c’est que j’avais déjà décidé au moment où j’avais glissé la carte dans ma poche. Je me suis approchée lentement, jusqu’à me retrouver à un pas de lui. J’ai pu voir la tension de sa mâchoire quand il a regardé ma bouche.

— Je veux des règles, ai-je dit.

— C’est toi qui imposes le rythme. Si tu dis d’arrêter, j’arrête. Rien sans ta permission.

— Et si ça ne me plaît pas, je m’en vais.

— Bien sûr.

Je me suis penchée suffisamment pour qu’il sente mon parfum.

— Alors je veux que tu me dises exactement ce que tu as vu en moi.

Il a levé la main et m’a caressé la hanche par-dessus l’uniforme. Lentement. Sans se presser. Ce simple contact m’a fait frissonner.

— Je vois une femme qui imagine depuis des années qu’on la place devant une caméra, a-t-il dit. Je vois une femme qui veut écarter les jambes et vérifier qu’elle est aussi bonne qu’elle le fantasme. Je vois une femme chaude, adulte, consciente de son corps, qui attend une excuse pour cesser de faire semblant d’être décente.

Je ne lui ai pas répondu. Je me suis penchée et je l’ai embrassé.

Ce fut un baiser affamé, direct, sans tâtonnements maladroits. Sa main est remontée sur ma nuque et la mienne s’est posée sur la bosse qui poussait déjà contre son pantalon. Je l’ai serrée par-dessus le tissu et il a laissé échapper un râle rauque. Cela m’a enchantée. Je l’ai embrassé plus fort, en lui mettant la langue, tout en lui déboutonnant la ceinture.

— Alors c’était ça, l’essai, ai-je murmuré contre sa bouche.

— C’est ce que tu voulais depuis que tu es entrée.

Il avait raison, et l’entendre me l’a chauffée. Je me suis agenouillée devant lui sans détourner le regard. Je lui ai baissé le pantalon et le boxer d’un coup. Sa queue est sortie, dure, épaisse, complètement tendue. Je l’ai regardée une seconde et je me suis léché les lèvres, savourant l’effet que cela produisait sur lui. Puis j’ai approché la bouche et lui ai donné un premier coup de langue lent, de la base jusqu’au bout.

— Putain… lui a échappé.

Cela a suffi pour que je lui enfonce la queue entière aussi loin que possible. J’ai senti son poids chaud sur ma langue, le frottement ferme contre mes lèvres et la légère traction dans ma gorge quand j’ai approfondi. J’ai commencé lentement, en la savourant, en l’enveloppant de salive. Puis j’ai accéléré. Une main sur sa cuisse, l’autre serrant la base tandis que ma bouche montait et descendait avec l’envie de lui montrer ce que je savais faire.

J’ai toujours bien sucé et, ce soir-là, je voulais le prouver comme si j’étais réellement évaluée. J’ai sorti la langue pour parcourir le gland, l’ai sucée avec force, puis l’ai de nouveau enfoncée. Il m’a prise par les cheveux d’un geste ferme, sans violence, pour guider le rythme. J’ai adoré me sentir utilisée ainsi, à mi-chemin entre l’obéissance et la vantardise.

— Regarde-moi, a-t-il ordonné.

Je lui ai obéi sans cesser de le sucer. J’ai levé les yeux et continué à travailler sa queue avec la bouche tandis qu’il me regardait la baver. Cette image m’a encore plus excitée. Je l’ai sortie un instant pour cracher sur le gland, puis j’ai repris avec davantage de bruit, d’humidité, d’impudence. Je voulais qu’il voie à quel point je pouvais bien le faire, combien j’aimais me salir pour lui.

Il s’est redressé du fauteuil et m’a fait me lever. Sa bouche est allée droit à mon cou tandis qu’il déboutonnait mon uniforme. Il a descendu la fermeture lentement, comme si me déballer faisait partie du spectacle. Quand il a écarté le tissu et laissé mes seins presque à l’air dans mon soutien-gorge, il a poussé un gémissement approbateur qui m’a fait sourire.

— Merde, ils devaient vraiment te mater dans ce hall.

— Tout le temps, lui ai-je répondu. Et je les laissais faire.

Il m’a pressé un sein par-dessus la dentelle, puis a abaissé le bonnet du soutien-gorge pour sortir le mamelon. Il l’a sucé avec avidité tandis que sa main se glissait sous ma jupe. Il a trouvé ma culotte trempée et s’est immobilisé une seconde, palpant l’humidité.

— Alors tu étais déjà prête.

— Depuis avant de monter.

Il a glissé deux doigts sous le tissu et m’a frotté le clitoris avec une précision brutale. J’ai dû m’agripper à ses épaules. Le plaisir m’est monté, sec et brûlant, et un gémissement sans la moindre élégance m’a échappé. Il a alors écarté ma culotte sur le côté et m’a enfoncé les doigts jusqu’au fond, vérifiant à quel point j’étais mouillée.

— Putain, quel con brûlant, a-t-il murmuré.

— Ne parle pas. Fais-le.

J’ai aimé m’entendre aussi désespérée. Il a souri comme s’il venait de confirmer quelque chose d’important. Il m’a tournée et penchée sur la table près de la fenêtre. Il a relevé ma jupe jusqu’à la taille, descendu ma culotte jusqu’aux cuisses et ouvert mes jambes de ses mains. L’air froid de la pièce a effleuré ma chatte humide et mon cul. J’ai ressenti un mélange de honte et d’excitation si intense que mes genoux ont failli céder.

J’ai entendu le clic de la caméra.

J’ai brusquement tourné la tête.

— Du calme, a-t-il dit. Seulement si tu le veux.

J’ai réfléchi une demi-seconde. J’ai regardé l’objectif noir braqué sur moi depuis le meuble, petit, discret, mais terriblement réel. Le fantasme était là. Pas dans l’abstrait. Devant moi. Jupe relevée, fesses écartées et chatte luisante de mouille.

— Laisse-la tourner, lui ai-je dit, et j’ai failli jouir rien qu’en le prononçant.

Il m’a écarté les cheveux de la nuque et m’a embrassé derrière l’oreille. Puis il a craché sur ses doigts et m’a davantage ouvert le cul, effleurant à peine mon anus avant de revenir à ma chatte. Ce jeu a suffi à m’arracher un gémissement rauque. Il s’est alors agenouillé derrière moi et m’a ouverte à deux mains pour y plonger sa langue.

Je ne m’attendais pas à une telle intensité. Sa bouche a dévoré ma chatte sans délicatesse, léchant du bas jusqu’au clitoris, y enfonçant la langue, suçant avec force, alternant de longues lapées avec de brèves succions exactement là où il me faisait perdre le contrôle. Mes jambes tremblaient. J’essayais de me retenir à la table, mais chaque fois qu’il m’ouvrait et me suçait de cette façon, je sentais que je fondais.

— Ne t’arrête pas… ne t’arrête pas, putain… ai-je haleté.

Il m’a répondu en me saisissant mieux par les hanches et en enfouissant son visage avec plus de faim encore. Il a léché mon clitoris en cercles, puis rapidement, avant de le sucer tout en m’enfonçant deux doigts qu’il recourbait en moi à la recherche de ce point qui me désarme. La combinaison a été trop intense. Je me suis arquée, ai serré les cuisses contre ses épaules et j’ai joui en tremblant sur sa bouche, gémissant fort, sans plus me souvenir de la moindre prudence.

Il s’est lentement relevé, s’est essuyé la bouche avec le pouce et m’a montré mes propres fluides.

— Ça, ça mérite une caméra.

Je l’ai embrassé de nouveau et il avait le goût de moi. Ce détail m’a rendue folle. Je lui ai complètement déboutonné sa chemise, l’ai jetée au sol, puis j’ai de nouveau caressé sa queue, toujours dure et humide de salive. Il m’a encore tournée vers la table, m’a saisie par la nuque et m’a fait me pencher davantage.

— Je veux te voir ouverte quand je te la mettrai.

J’ai senti le bout de sa queue me frôler entre les lèvres et j’ai failli crier d’impatience. Il l’a fait glisser de haut en bas, la couvrant bien de mon humidité. Puis il a poussé lentement, seulement le gland au début, juste assez pour me torturer.

— Enfonce-la toute, lui ai-je ordonné.

Il l’a fait. Il m’a saisie par les hanches et me l’a enfoncée d’un coup, entièrement, jusqu’au fond. Le choc m’a coupé le souffle et arraché un cri sale, vrai, sorti du ventre. Je suis restée immobile une seconde, à le sentir en moi, épais, dur, me remplissant complètement.

— C’est comme ça que je voulais t’entendre, a-t-il dit derrière moi.

Il a commencé sur un rythme ferme et ample, entrant et sortant entièrement. Chaque poussée me faisait heurter la table. La caméra était toujours là, et le savoir m’excitait encore davantage. J’écartais plus les jambes, poussais le cul en arrière pour mieux le recevoir et, chaque fois qu’il me pénétrait jusqu’au fond, je sentais mon clitoris battre de pur vice.

— Putain… oui… comme ça… gémissais-je sans contrôle.

Il m’a saisie par les cheveux et m’a cambré le dos.

— Dis-le.

— Quoi ?

Il m’a donné une nouvelle poussée profonde.

— Que tu aimes qu’on te regarde.

J’ai gémi, le visage collé à la table.

— Oui… j’aime ça… ça m’excite qu’on me regarde…

Il s’est remis à me baiser plus fort, avec des coups secs qui faisaient tressauter mes seins dans le soutien-gorge à moitié abaissé. Je sentais l’humidité couler sur mes cuisses et le bruit de nos coups remplir la pièce. Il n’y avait rien d’élégant. Seulement du sexe brut et le plaisir violent de faire exactement ce que j’avais toujours imaginé.

Il s’est retiré d’un coup et m’a tournée pour me faire asseoir au bord de la table. Il a écarté mes jambes et m’en a relevé une sur son épaule. De là, il m’a de nouveau pénétrée, cette fois en me regardant en face. Sa queue entrait et sortait à un rythme profond, et je pouvais voir son abdomen se tendre, sa mâchoire se contracter, la sueur luire sur son torse. Cette vision m’a encore plus excitée.

J’ai glissé une main entre nos corps pour me frotter le clitoris tandis qu’il me baisait. Il ne m’en a pas empêchée. Au contraire, il m’a regardée faire avec une expression de pure faim.

— Voilà. Touche-toi pour moi.

Je l’ai fait. Rapidement, mouillée, sans détourner les yeux des siens. Chaque fois qu’il me l’enfonçait jusqu’au fond, je me frottais plus fort, sentant l’orgasme recommencer à monter. Il a baissé la main et m’a attrapé le poignet.

— Non. Je veux le faire moi.

Il a écarté mes doigts et a pris leur place avec les siens, appuyant exactement là où je me désagrégeais. La coordination entre sa main et ses coups de reins était précise, implacable. Il me baisait et me frottait en même temps, sans me laisser une seconde pour reprendre haleine.

— Je vais jouir, lui ai-je dit, presque en pleurant de plaisir.

— Alors jouis.

J’ai joui dans une secousse de tout le corps, gémissant si fort que je me suis moquée de savoir si quelqu’un pouvait m’entendre de l’autre côté du mur. Il n’a pas ralenti. Il a continué à me baiser tandis que je tremblais encore, profitant de cette sensibilité extrême qui rend tout presque insupportable et délicieux à la fois. Cela m’a fait gémir davantage, supplier, lui demander encore et encore de ne pas s’arrêter.

Il m’a alors fait descendre de la table et m’a conduite jusqu’au lit. Il m’a doucement repoussée sur le matelas, m’a enfin retiré ma culotte des chevilles et l’a jetée au loin. Il m’a ouvert les jambes et est resté un instant à me regarder, sans me toucher, observant seulement ma chatte gonflée et mouillée, ma poitrine qui se soulevait et s’abaissait, mon uniforme froissé et à moitié retiré. Cette pause m’a fait me sentir plus exhibée que tout le reste.

— Regarde-toi, a-t-il dit en désignant le miroir latéral de l’armoire.

J’ai tourné la tête. Je pouvais me voir les jambes écartées, décoiffée, la jupe à la taille et l’expression d’une femme complètement excitée. L’image m’a frappée de plein fouet. C’était vulgaire, oui. C’était aussi exactement ce que je voulais depuis des années.

Il est monté sur le lit, m’a saisie par les cuisses et me les a repoussées contre la poitrine. Dans cette position, il m’a de nouveau pénétrée, lentement en entrant puis sauvagement quand il s’est mis à bouger. J’ai senti chaque centimètre. Chaque traction. Chaque coup au fond. Il m’a davantage ouverte de ses mains et m’a baisée en me regardant dans le miroir. Je voyais mon corps tressaillir à chaque poussée et mes seins rebondir, libres hors du soutien-gorge. Le voir était presque aussi excitant que le sentir.

— C’est comme ça que tu t’imaginais, hein ? a-t-il dit entre deux halètements. Ouverte, filmée, baisée sans pudeur.

— Oui… oui, putain… exactement comme ça…

Il a libéré une main pour me caresser la gorge, sans serrer, me maintenant seulement avec fermeté. Ce geste de domination mesurée m’a encore davantage excitée. J’ai ouvert la bouche en haletant et il en a profité pour m’y mettre deux doigts. Je les ai sucés sans réfléchir, en le regardant faire. Voir son visage au moment où il constatait mon obéissance salace m’a procuré une nouvelle décharge de plaisir.

Le lit grinçait avec force. La sueur nous collait la peau. Je ne pensais plus à rien, sinon au bien que me faisait cette queue entrant et sortant sans cesse, au mélange d’humiliation et de fierté de me savoir si ouverte, si disponible, si heureuse d’être regardée ainsi. J’avais toujours eu peur de me sentir utilisée. La vérité fut tout autre : je me suis sentie puissante de le désirer à ce point.

— Mets-toi à quatre pattes, m’a-t-il enfin dit.

J’ai immédiatement obéi. Je me suis installée sur les genoux, la jupe toujours relevée et l’uniforme pendant à moitié sur mes bras. Il s’est placé derrière moi et m’a ouvert le cul à deux mains pour me contempler. Ce simple geste m’a fait serrer les draps.

— Quelle vue, a-t-il murmuré.

Il m’a donné une claque sèche sur une fesse. Pas très forte, mais suffisamment pour me faire haleter. Puis une autre. Ensuite, il me l’a de nouveau enfoncée par-derrière, dure, directe, sans préparation théâtrale. L’angle était brutal. J’ai senti qu’il m’ouvrait complètement et j’ai poussé un gémissement étouffé contre l’oreiller.

Dans cette position, il m’a baisée comme s’il voulait m’arracher toute ma honte à coups de reins. Je remuais le cul en arrière pour le recevoir, de plus en plus chaude, de plus en plus détendue, de plus en plus offerte. Il me saisissait par la taille puis par les fesses, imposant le rythme et s’enfonçant jusqu’à me faire perdre les mots.

— Comme ça… comme ça… ne t’arrête pas… répétais-je.

Il a glissé une main sous mon ventre et a commencé à me frotter le clitoris tandis qu’il me prenait par-derrière. Le mélange a été dévastateur. Je me suis tendue tout entière. Il s’en est rendu compte et a accéléré, frappant plus vite, plus salement, respirant avec une difficulté croissante.

— Je veux te sentir jouir encore, a-t-il dit. Je veux que tu jouisses pendant qu’on te filme.

Ce détail m’a explosé à l’intérieur. L’idée de rester enregistrée ainsi, gémissante, ouverte et baisée sans la moindre pudeur, a déclenché mon orgasme. J’ai joui en me secouant, les jambes faibles et la chatte se contractant autour de lui. Il a grogné en le sentant et a continué quelques poussées de plus, déjà hors de contrôle.

— Je vais jouir, a-t-il prévenu en me serrant fort par les hanches.

J’ai tourné la tête vers lui juste assez pour parler entre deux halètements.

— Fais-le où tu veux.

Il est sorti de moi dans un grondement rauque et m’a fait m’allonger sur le dos. Il s’est masturbé rapidement, à peine quelques secondes de plus, tout en se positionnant au-dessus de moi. Puis il a commencé à jouir sur mes seins et mon ventre, chaud, épais, en plusieurs jets. Je l’ai regardé faire, la bouche entrouverte, excitée jusqu’à la moelle par cette image. Quand il a terminé, j’en ai recueilli une partie avec les doigts et les ai portés à ma bouche.

Il a laissé échapper un rire incrédule et s’est laissé tomber à côté de moi. Je respirais avec difficulté, le corps encore tremblant, me sentant absurdement comblée. Ce n’était pas de l’amour. Ce n’était pas du romantisme. C’était quelque chose de plus simple et de plus honnête : j’avais touché mon fantasme de mes propres mains.

***

Nous sommes restés silencieux quelques minutes. Puis il s’est levé, a éteint la caméra et est revenu avec une serviette. Il m’a nettoyée lentement, presque avec douceur, et ce contraste après tant de sexe brutal m’a paru étrangement intime. Quand il a fini, il m’a donné un verre d’eau et s’est assis en face de moi sur le lit.

— Tu pourrais le faire, a-t-il dit sans détour. Tu ne manques ni de corps, ni d’attitude, ni d’appétit. Mais ça ne fonctionne que si tu veux vraiment assumer tout ce que cela implique.

J’ai regardé la serviette, puis le miroir, puis mes jambes encore écartées. La vraie question n’était pas de savoir si j’en étais capable. C’était de savoir si j’oserais.

— C’est la partie qui m’a toujours retenue, ai-je avoué.

— Alors peut-être que ton véritable fantasme n’est pas la célébrité, a-t-il répondu. Peut-être que c’est cette frontière. Être sur le point de le faire. Essayer. Savoir que tu en es capable.

Ses paroles m’ont fait réfléchir plus que je ne m’y attendais. Je me suis habillée lentement, ajustant mon uniforme sur ma peau encore sensible. Avant que je parte, il m’a tendu une petite clé USB.

— Emporte-la. Regarde-la quand tu voudras. Décide ensuite qui tu veux être.

Je l’ai rangée sans rien promettre. Je suis sortie de la suite les jambes flageolantes et la chatte encore palpitante. J’ai pris l’ascenseur comme si je transportais un secret vivant entre les cuisses. Quand je me suis vue dans le miroir du hall, à peine assez décoiffée et les lèvres gonflées de baisers, j’ai su que quelque chose avait changé.

Je ne suis pas devenue actrice porno immédiatement. Je ne me suis pas précipitée à la recherche de studios ni mise à crier au monde entier mon envie d’être au centre de tous les regards. Mais cette nuit-là m’a livré une vérité que je ne pouvais plus nier : mon fantasme n’était ni un caprice passager ni une pose. Il faisait partie de moi. Le désir de m’exhiber, d’être filmée, de laisser les autres me voir jouir, d’offrir mon corps sans honte parce que j’aime le faire.

Et depuis, chaque fois que je ferme la porte de ma chambre et sors cette clé USB, je recommence à la regarder. Je me vois à quatre pattes, je me vois ouverte, je me vois en train de sucer, je me vois jouir devant une caméra. Parfois, je me masturbe jusqu’à jouir, le jouet enfoncé et l’autre main serrant les draps. Parfois, je m’arrête juste avant et laisse la frustration me brûler.

Car c’est peut-être là mon plus grand vice : ne pas seulement fantasmer qu’on me regarde, mais rester à un pas de l’accomplir complètement. Savoir que j’ai pu le faire. Savoir que je le peux encore. Savoir que, si un jour je me lasse de faire semblant, il me suffira d’écarter les jambes et de regarder directement l’objectif.

Et alors oui, que tout le monde me regarde.

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