Son petit ami l’a habillé en lapin pour sortir
Les débuts d’Adrián de l’autre côté de l’Atlantique n’étaient pas seulement une nouvelle sportive pour ceux qui le suivaient depuis Vigo. Pour Téo et Nico, c’était l’excuse parfaite, le prétexte qu’ils attendaient depuis des semaines pour se retrouver.
Le match se jouait au milieu de la nuit à cause du décalage horaire : il commençait à onze heures du soir en Espagne et se terminait après une heure du matin, quand la ville dormait et qu’eux seuls étaient encore éveillés.
Une heure de train les séparait. Téo vivait en ville ; Nico, dans un village de l’intérieur des terres. Convaincre la mère de Nico fut un exercice de patience et de demi-vérités chuchotées au téléphone.
—Maman, s’il te plaît, c’est le début d’Adrián, on le connaît depuis le voyage. Téo a de la place chez lui et ses parents me prépareront un lit par terre. Je rentre demain matin, je te le jure —suppliait Nico, arpentant sa chambre, le portable collé à l’oreille.
—Je ne sais pas, mon chéri —soupira-t-elle à l’autre bout du fil—. Ce Téo ne m’inspire pas confiance. Il est tellement… bizarre, avec sa façon de s’habiller. Je ne veux pas que tu traînes avec des gens qui ne savent pas ce que c’est qu’être un homme comme il faut.
Les mots piquaient comme des échardes, déguisés en inquiétude. Nico serra les dents.
—Maman, Téo est quelqu’un de bien. Il est simplement différent. Il compte pour moi.
À contrecœur, elle céda. Appelle-moi dès que tu arrives et ne fais pas de bêtises. Les parents de Téo improvisèrent un lit d’appoint, mais tous deux avaient des projets bien plus cochons : dormir peau contre peau, baiser jusqu’à l’aube et, avant cela, passer tout un après-midi à jouer avec un secret qu’ils avaient préparé depuis Chicago.
Nico cacha dans son sac l’ensemble de petit lapin que Téo lui avait offert, un tissu doux comme une promesse mouillée. De son côté, Téo passait ses journées à regarder des tutoriels de maquillage dans la lumière bleue de l’écran et à acheter tout le nécessaire : fards, eyeliner, un rouge à lèvres qui brillait comme un baiser humide. Il voulait transformer Nico en petite pute de soie dont ils rêvaient tous les deux.
—Tu es déjà dans le train ? —écrivit Téo dès qu’il reçut l’avis.
—Je pars. J’arrive dans une heure.
—Tu l’as avec toi ?
—Bien sûr. Et le mien fonctionne aussi.
L’autre secret, c’étaient deux jouets vibrants contrôlables depuis le téléphone : des jumeaux, un noir pour Téo, un rose pour Nico. Ils les avaient achetés en promotion le dernier jour de leur voyage, avec la promesse de les étrenner justement aujourd’hui, enfoncés dans leur cul, vibrant en eux tandis qu’ils se promèneraient dans la rue comme si de rien n’était.
***
Ce même matin, ils se connectèrent en visioconférence, chacun dans sa salle de bains, le torse nu devant la caméra. Téo dirigeait les opérations d’une voix rauque et assurée.
—D’abord la crème dépilatoire —dit-il en montrant le tube—. Étale-la bien, mon amour : torse, jambes, pubis, couilles, tout le cul. Laisse-la dix minutes. Ça pique un peu, mais après tout sera lisse, prêt pour que je te mange.
Nico obéit, rouge jusqu’aux oreilles, les mains tremblantes tandis que l’arôme sucré de la crème envahissait la pièce. Il s’en enduisit les cuisses et le pubis, écarta ses fesses de deux doigts et en appliqua aussi entre elles, sentant un picotement chaud dans son trou du cul lorsque la crème le recouvrit. Quand il la rinça sous la douche, sa peau était douce comme un pétale, sa bite parfaitement glabre, ses couilles brillantes et son cul lisse comme celui d’un gosse fraîchement lavé.
—Putain, je me sens tellement bizarre —murmura-t-il en passant la main sur son pubis glabre—. On voit tout. Ma bite a l’air plus grosse sans les poils. Et mon cul… touche-le toi-même, tu verras comme il est lisse.
—Tu es parfait —répondit Téo depuis l’écran, montrant lui aussi son corps épilé, la verge raide pointant vers le plafond—. Maintenant, le nettoyage. Enfonce doucement la canule du poire, détends ton cul, laisse entrer l’eau tiède et retiens-la un moment.
Nico se mit à quatre pattes devant la caméra, le cul en l’air, et s’introduisit le lavement avec une maladresse gênée. Un gémissement subtil lui échappa quand l’eau lui remplit les entrailles. Il répéta l’opération jusqu’à ce que l’eau ressorte propre, le regard complice de Téo à l’autre bout le mettant doublement en rut. Lorsqu’ils eurent terminé, tous deux respiraient avec difficulté, la bite raide, le corps déjà tendu par l’impatience.
—On met les jouets avant de partir de chez nous —décida Téo—. Comme ça, ils vibreront en chemin.
Quelques minutes avant de se rendre à la gare, ils se reconnectèrent. Beaucoup de lubrifiant, une respiration profonde. Nico versa une généreuse quantité dans sa paume, l’étala sur son trou du cul déjà épilé, s’introduisit un doigt, puis deux, s’ouvrant pour le jouet rose qu’il tenait dans l’autre main. Téo faisait de même avec le sien, noir, brillant de silicone et de lubrifiant.
—À trois, mon amour —haleta Téo en appuyant la pointe du vibrateur contre son cul—. Un, deux… trois.
Ils poussèrent tous deux en même temps, synchronisés, haletant devant l’écran tandis que leurs corps cédaient centimètre après centimètre. Nico serra les dents, la bouche ouverte en un O silencieux, tandis que le jouet s’enfonçait dans son cul, l’élargissant et le remplissant de l’intérieur jusqu’à ce que la base bute contre ses fesses.
—Ça me remplit —haleta Nico, les yeux vitreux—. Putain, ça me remplit jusqu’en haut. Ça fait un peu mal, mais c’est trop bon. J’ai tout le cul étiré.
—Le mien aussi, putain —la poitrine de Téo se soulevait à toute vitesse, sa bite gouttant sur le carrelage—. Maintenant, allume-le une seconde.
Un bref bourdonnement, une onde de plaisir les parcourut tous les deux à la fois. Le cul de Nico se contracta autour du jouet et il lâcha un gémissement aigu ; Téo se mordit le poing pour ne pas crier. Des rires nerveux et saccadés, la main de chacun empoignant sa bite par réflexe.
—Éteins-le, éteins-le —haleta Téo—. On le garde pour plus tard, quand on sera ensemble. Si je continue, je jouis ici tout seul et je ne veux pas. Je veux jouir avec toi en moi.
***
Téo attendait sur le quai, le cœur battant et le jouet vibrant silencieusement dans son cul. Nico descendit du train en marchant bizarrement, les cheveux roses ébouriffés par le vent, son sac sur l’épaule et un sourire qui disait tout. Ils s’étreignirent fortement, leurs corps pressés l’un contre l’autre, puis échangèrent un baiser volé et discret où leurs langues se frôlèrent avec leurs piercings.
—Tu m’as manqué —murmura Nico contre son cou—. Et ce salaud que j’ai dans le cul m’a frotté la prostate pendant tout le trajet. Je suis à point.
Chez Téo, ses parents étant encore au travail, ils fermèrent la porte de la chambre. Téo maquilla Nico avec dévotion : fond de teint léger, yeux charbonneux dans des tons rosés, lèvres brillantes. Puis vint la tenue : le string rose ajusté par-dessus le jouet qu’il portait encore en lui, les bas remontant sur ses cuisses glabres, la jupe courte, le pull plissé et un serre-tête orné de petites oreilles.
Le résultat laissa Nico sans voix devant le miroir, les yeux brillants.
—Je veux sortir comme ça dans la rue —dit-il soudain, avec une audace qui le surprit lui-même.
—Tu es fou ? —Téo le regarda, mais, en voyant son sourire, il céda—. Bon. Si c’est ce que tu veux, on le fait ensemble.
Pour lui, il choisit un maquillage sombre —eyeliner noir, lèvres foncées— et un look composé d’un pantalon cargo moulant, de bottes militaires, d’un débardeur et d’un gilet en jean. Ils quittèrent l’appartement, le pouls affolé, deux jouets vibrants attendant leur ordre.
***
Les premiers mètres dans la rue furent un tourbillon. Ils marchaient serrés l’un contre l’autre, les mains fermement entrelacées, comme s’ils craignaient de voir le sortilège se briser. Le cœur de Téo battait sous son débardeur, partagé entre la fierté de voir Nico si rayonnant et une brûlante gêne qui lui montait au cou lorsqu’il remarquait les regards des passants.
—Putain, tout le monde nous regarde —chuchota Nico, partagé entre excitation et panique.
—Oui, mais regarde-toi. Tu es magnifique. C’est ce qu’on a toujours voulu, non ?
À un coin de rue de la vieille ville, un groupe d’hommes âgés les vit passer depuis la terrasse d’un bar. L’un d’eux, la voix rendue rauque par le tabac, lança assez fort :
—Regardez-moi ça, c’est quoi, un carnaval en plein jour ?
Les autres rirent sous cape. Nico se raidit brusquement, serrant la main de Téo jusqu’à lui faire mal, le visage pâlissant sous le maquillage. Téo sentit la colère lui monter à la poitrine, mais aussi l’instinct de le protéger. Il se retourna une seconde, le regard ferme.
—Nous sommes libres d’être comme nous le voulons. Et vous ? Heureux de rendre la vie amère aux autres ?
Sa voix resta calme, mais tranchante. Les hommes marmonnèrent quelque chose et détournèrent les yeux. Téo tira Nico pour continuer à marcher.
—Ne les écoute pas, mon amour. Nous sommes plus forts qu’eux —dit-il en l’embrassant sur la tempe.
—Avec toi, je me sens protégé —répondit Nico, les yeux brillants désormais d’une nouvelle fierté.
Ils avancèrent jusqu’à une rue latérale, sous de sombres arcades qui les dissimulaient au tumulte. Là, enfin seuls, ils éclatèrent de rires nerveux et contagieux. Nico se plia en deux, la main sur la bouche pour ne pas abîmer son rouge à lèvres ; Téo lâcha un éclat de rire qui résonna contre la pierre.
—On l’a fait ! —célébra Nico à voix basse en sautillant, ce qui faisait flotter sa jupe et bouger le jouet dans son cul.
Ils se poursuivirent quelques pas comme des enfants libérés, jusqu’à ce que Téo l’attrape dans une étreinte tournoyante. Vinrent de douces caresses, des baisers rapides pris soin de ne pas effacer le maquillage, leurs langues jouant avec leurs piercings.
—N’abîmons pas le look, mais je te boufferais tout entier —rit Nico.
Lorsqu’ils se furent calmés, ils se souvinrent de leurs amis. Téo sortit son téléphone et ils prirent des photos : Nico posant comme un petit lapin coquin, la jupe à peine relevée sur ses bas ; Téo, les bras croisés dans une attitude provocante, l’eyeliner aiguisant son regard. Ils les envoyèrent aussitôt.
Adrián, concentré sur l’avant-match, ne les avait pas encore vues. Mais Eric, depuis l’autre rive, ouvrit le message et ses yeux s’illuminèrent. Il lança immédiatement un appel vidéo.
—Les gars ! Vous êtes vraiment sortis comme ça ? —riait-il, tout excité.
—Au début, les regards nous faisaient halluciner —répondit Téo en tournant la caméra pour montrer la tenue—. Mais maintenant, c’est la liberté totale. Pour Adrián, qui va tout déchirer aujourd’hui !
—Vous êtes une inspiration —dit Eric—. Adrián va halluciner quand il les verra. Brillez pour lui.
***
Après avoir raccroché, portés par l’euphorie de l’appel, ils poursuivirent leur promenade sans la moindre hésitation. Et c’est alors que le vrai jeu commença. Sur la grand-place, entourés de gens discutant aux terrasses, Téo sortit son téléphone avec un sourire malicieux et réglala le jouet de Nico sur une intensité moyenne.
Le bourdonnement s’intensifia brutalement en lui. Les genoux de Nico se dérobèrent contre un mur froid, sa lèvre coincée entre ses dents, sa bite durcissant sous le string rose jusqu’à se dessiner sous la jupe. Il sentit le vibrateur appuyer sans relâche sur sa prostate, un doux martèlement qui remontait le long de sa colonne.
—Pas ici, avec tout ce monde —chuchota-t-il en s’agrippant au bras de Téo—. Elle est en train de durcir. Ça va se voir sous ma jupe. Mais ne t’arrête pas, salaud, ne t’arrête pas.
—Pourquoi est-ce que je m’arrêterais ? —répondit Téo d’une voix rauque en augmentant encore d’un cran l’intensité—. Personne ne connaît notre secret. Moi seul sais que tu as un jouet dans le cul qui te fait vibrer la prostate, et que tu as la bite qui dégouline dans ton string. J’adore te voir comme ça, tremblant, et être le seul à savoir pourquoi.
Nico dissimulait ses gémissements derrière une toux feinte, la chaleur se répandant en lui comme un feu lent. Il sentait le pré-sperme imbiber le tissu rose, un filet visqueux glissant sur son gland chaque fois que le jouet changeait de rythme. Dans les ruelles étroites, il prit sa revanche : il ouvrit l’application et activa brusquement le jouet de Téo au maximum. Celui-ci s’appuya contre un mur pour ne pas faiblir, sa bite se dessinant sous son pantalon cargo.
—Putain, Nico, c’était violent —haleta Téo, les yeux mi-clos et une main pressant son paquet—. Ça me défonce le cul de l’intérieur. Ma bite est en train de bander, regarde.
—Tu le mérites, après ce que tu m’as fait sur la place. Et si j’augmente encore ? Et si je te laissais le jouet au maximum jusqu’à ce que tu jouisses ici, au milieu de la rue, avec ta bite dans ton pantalon ?
—Tu me tues. Mais continue. J’aime que tu me contrôles. J’aime que tu me tiennes par le cul, au sens littéral.
Ils continuèrent ainsi un bon moment, alternant les rythmes, se poursuivant d’un endroit à l’autre à la recherche du plaisir. Dans un bar aux vieilles tables, dans un coin sombre, Nico pressa la cuisse de Téo sous la table, faisant glisser sa main jusqu’à la braguette pour lui palper la bite dure à travers le tissu.
—Arrête ou j’explose ici même —haleta Téo, le souffle coupé—. J’ai la bite dure comme une pierre. Et ce salaud qui vibre en moi va me faire jouir dans mon slip.
—C’est exactement ce que je veux —répondit Nico en faisant glisser un doigt sur le contour du gland à travers le pantalon—. Te voir au bord, savoir qu’une simple caresse suffit à te faire haleter. Que tu jouisses ici, devant tout le monde, sans que personne ne sache pourquoi.
Près de la ria, le vent frais leur ébouriffait les cheveux tandis que le jouet alternait les vibrations intermittentes. Ils s’embrassaient cachés derrière les arbres, l’excitation sans délivrance, dans une attente torturante. Téo glissa la main sous la jupe de Nico, palpa la bosse dure dans le string rose et sentit l’humidité qui l’avait traversé.
—Ton string est trempé, petit dégueulasse —lui susurra-t-il à l’oreille—. Regarde comme tu dégoulines.
—Toi, tu as la bite dure comme un bâton. Je la sens. J’ai envie de te la sucer tout de suite —haleta Nico—. Mets-la-moi dans la bouche, ici même, derrière l’arbre.
—Je n’en peux plus, c’est une délicieuse torture.
—C’est parfait —lui chuchota Téo à l’oreille en l’enlaçant par-derrière, pressant sa bite dure contre son cul rempli du jouet—. Tiens jusqu’à ce soir. Ce sera explosif. Je vais te baiser jusqu’à ce que tu ne puisses plus marcher.
***
Sur le chemin du retour, ils achetèrent des hamburgers et des frites pour dîner devant le match. Avant cela, ils prirent une douche ensemble afin de retirer les jouets. Téo se plaça derrière Nico, lui releva la jupe à deux mains, abaissa son string jusqu’aux cuisses et écarta ses fesses épilées.
—Voyons voir ce joli petit cul. Détends-toi, mon amour.
Il tira lentement sur la base du vibrateur rose. Nico gémit d’une voix aiguë lorsque le jouet commença à sortir, son trou du cul cédant dans un claquement humide. Un long gémissement lui échappa quand la partie la plus large franchit l’anneau et que le jouet tomba dans la main de Téo avec une lourde secousse.
—Putain, dans quel état est mon cul —haleta Nico, les jambes tremblantes—. Il est ouvert, je le sens.
—À mon tour, retire-le-moi —dit Téo en posant les mains sur les carreaux et en sortant le cul.
Nico s’agenouilla derrière lui, saisit la base du vibrateur noir et tira lentement. Lorsque le jouet fut entièrement sorti, il ne put plus se retenir : il enfouit le visage entre les fesses de Téo et lui lécha le trou du cul dilaté de toute sa langue, suçotant avec force, savourant la peau chaude et étirée.
—Ah, putain, Nico, comme ça, comme ça —gémit Téo, le front appuyé contre les carreaux, la bite dégoulinant sous le jet de la douche.
Nico lui bouffa le cul pendant un bon moment, sa langue s’enfonçant à l’intérieur, ses lèvres suçant l’anneau, ses doigts serrant les fesses pour les écarter davantage. Puis il se releva, fit pivoter Téo et lui empoigna la bite dure. Il la savonna lentement, montant et descendant le poing, et Téo fit de même avec la sienne. Les deux verges glissaient entre les mains de l’autre, lisses et brillantes de savon, se heurtant lorsqu’elles s’approchaient pour s’embrasser.
—Suce-la-moi —demanda Nico, la bouche contre la sienne—. Un peu, juste un peu. Pour ne pas nous vider maintenant.
Téo tomba à genoux, l’eau ruisselant dans ses cheveux, et prit la bite de Nico dans sa bouche. Il la suça entièrement, sa langue tournant autour du gland, ses lèvres serrées sur le membre. Nico s’agrippa à sa nuque, la vue brouillée, sentant la gorge de Téo se contracter autour du bout chaque fois qu’il le poussait au fond.
—Ça suffit, ça suffit ou je vais jouir —haleta Nico en lui écartant doucement la tête—. Allonge-toi, toi.
Ils échangèrent leurs places. Nico s’agenouilla et prit la verge de Téo jusqu’au fond, la suçant bouche grande ouverte, la salive lui coulant au menton, mêlée à l’eau. Il la suça avec avidité, la retirant et l’enfonçant, les mains sur les couilles de Téo, jusqu’à ce que celui-ci soit obligé de l’écarter à son tour.
—Arrête, arrête. Gardons-en pour le lit.
Ils terminèrent en gémissant contre les carreaux, leurs bouches se relayant sur l’autre sans parvenir à libérer leur charge, gardant le reste pour la célébration à venir.
À moitié rassasiés, la bite encore à demi dressée, ils dévorèrent les hamburgers tandis qu’Adrián faisait des débuts brillants et menait son équipe à la victoire. Lorsque la sirène finale retentit, ils se regardèrent et comprirent que la nuit ne faisait que commencer.
Au lit, ils rattrapèrent toutes les semaines passées séparés. Des baisers voraces au goût de hamburger et de désir, leurs piercings se frôlant, leurs mains parcourant chaque centimètre familier avec urgence. Ils se déshabillèrent à la hâte, les vêtements tombant du bord du matelas, leurs corps glabres brillant sous la faible lumière de la lampe de chevet.
Téo poussa Nico sur le dos et lui écarta les jambes, les plaçant sur ses épaules. Il lui cracha sur le trou du cul et y enfonça deux doigts d’un coup, profitant du fait que le jouet l’avait laissé ouvert et sensible.
—Regarde comment je t’ai le cul, mon amour —murmura-t-il en bougeant les doigts à l’intérieur—. Souple, dilaté. Prêt pour ma bite.
—Mets-la-moi maintenant, putain, ne me fais plus attendre.
Téo empoigna sa verge, la fit glisser sur le trou du cul de Nico, jouant du gland contre l’anneau, puis poussa lentement. La bite s’enfonça tout entière en une seule poussée, et Nico renversa la tête avec un long gémissement, arquant le dos.
—Tu m’as tellement manqué —haleta Téo, immobile en lui, le regardant dans les yeux.
Il commença à le baiser lentement, hanche contre hanche, retirant presque entièrement sa bite avant de la renfoncer jusqu’aux couilles. Nico s’agrippait aux draps, sa bite dure rebondissant contre son ventre à chaque poussée. Puis Téo accéléra : il lui saisit les chevilles, lui écarta davantage les jambes et se mit à le défoncer avec force, ses couilles frappant ses fesses dans un claquement humide.
—Comme ça, comme ça, plus fort —gémissait Nico, la bouche ouverte, le maquillage déjà coulé autour des yeux—. Défonce-moi le cul, putain.
Téo le retourna et le mit à quatre pattes. Il lui saisit les hanches et le reprit jusqu’au fond, pilonnant avec davantage de rage, ses paumes laissant des marques rouges sur la peau des fesses épilées. Il lui donna une fessée, puis une autre, et Nico gémit plus fort, poussant le cul vers l’arrière pour mieux le recevoir.
—Baise-moi, baise-moi comme j’aime —haletait-il, la joue pressée contre le drap—. J’adore ta bite.
Ils alternèrent. Téo s’allongea sur le dos et Nico s’assit sur lui, s’empalant lentement, la verge s’enfonçant centimètre après centimètre jusqu’à ce qu’il soit complètement assis, les couilles de Téo sous ses fesses. Il se mit à le chevaucher, montant et descendant, la jupe de l’ensemble oubliée au sol, les bas toujours remontés jusqu’aux cuisses. La bite de Nico, dure et rouge, dansait contre le ventre de Téo, projetant des gouttes de pré-sperme à chaque rebond.
—Chevauche-moi, oui, comme ça —gémissait Téo, les mains sur les hanches de Nico pour lui imposer le rythme—. Quel cul délicieux. On voit ta bite sauter.
Nico empoigna sa verge et se mit à se branler tout en bougeant, deux plaisirs à la fois, sa prostate frottée de l’intérieur tandis que son poing montait et descendait à l’extérieur. Son ventre se contracta, ses cuisses se tendirent et, dans un cri rauque, il jouit à grands jets sur la poitrine de Téo, son sperme jaillissant en épaisses giclées blanches qui lui retombèrent sur les tétons et le cou.
—Putain, putain, je jouis, je jouis —gémissait-il sans cesser de bouger sur la bite.
Téo lui saisit les hanches et se mit à le pilonner d’en dessous avec force, profitant du fait que son cul s’était contracté sous l’orgasme. Il adorait le baiser juste après qu’il ait joui, quand le trou du cul se refermait par spasmes autour de sa bite.
—Moi aussi, mon amour, presque… —grogna-t-il, la mâchoire serrée.
Il retira brusquement sa bite, tira Nico sur le côté et se plaça à genoux près de son visage. Nico ouvrit la bouche sans qu’il ait besoin de le lui demander, la langue sortie. Téo se branla rapidement, deux, trois coups, puis jouit dans un grognement guttural sur le visage maquillé de Nico. Les jets de sperme lui tombèrent sur la joue, les lèvres brillantes, la langue et les oreilles de lapin tordues de son serre-tête. Nico avala ce qui entra dans sa bouche et passa la langue sur ses lèvres poisseuses.
—Quel salaud tu es —haleta Nico en souriant, le visage couvert de sperme—. Tu m’as complètement bousillé le maquillage.
—Tu es encore plus beau comme ça —répondit Téo en s’effondrant à ses côtés, à bout de souffle.
Ils se reposèrent un instant, haletants, leurs corps en sueur. Mais ils n’avaient pas fini. Ils alternèrent encore, changèrent de position et recommencèrent, entre pauses tendres et poussées intenses. Nico le baisa lui aussi, sur le dos, les jambes relevées, et lui remplit le cul de sa deuxième giclée de la nuit tout en lui mordant le cou. Ils s’endormirent à l’aube, enlacés, le sperme séchant entre leurs cuisses, leurs respirations enfin accordées.
***
En milieu de matinée, la mère de Téo entra dans la chambre sans prévenir. Elle releva le store dans un fracas et ouvrit la fenêtre pour aérer, tout en ramassant les vêtements jetés au sol —l’ensemble rose, le gilet en jean— non sans une certaine surprise en voyant les jouets abandonnés sur le tapis.
—Quand vous vous serez lavés, venez dans la cuisine —dit-elle calmement—. Nous devons parler.
Ils prirent une douche ensemble en silence, cette fois sans sexe, dans une simple complicité nerveuse. Nico était terrifié.
—Ils ont sûrement tout entendu.
Téo connaissait ses parents, des gens ouverts qui lui avaient toujours parlé de respect, mais jamais encore ils ne s’étaient trouvés confrontés de façon aussi évidente à son homosexualité. Ils entrèrent dans la cuisine, intimidés, les yeux baissés. Quatre tasses de café fumant reposaient sur la table en bois. Carlos, le père, était assis à sa place ; Marta se tenait debout, appuyée contre le plan de travail.
—Tout d’abord —commença Carlos en pesant chaque mot—, nous ne sommes pas en colère. Marta et moi avons parlé et nous voulons que ce soit une conversation ouverte, sans jugement. Vous êtes jeunes, très jeunes. À votre âge, il est naturel d’explorer, de découvrir ce qui vous fait vous sentir vivants. Il n’y a rien de mal à cela tant qu’il y a du respect et du consentement.
Téo sentit le soulagement lui parcourir la poitrine, même si le nœud dans sa gorge était toujours là. Il jeta un regard en coin à Nico, qui gardait la tête baissée, le rouge lui montant au cou.
—Mais pour vous soutenir, nous avons besoin de vous comprendre un peu mieux —continua Carlos—. Depuis quand vous connaissez-vous ? Comment tout a commencé ?
—Nous nous sommes rencontrés à l’aéroport, avant le voyage —répondit Téo d’une voix brisée—. Ça a été comme une étincelle, papa. Dès le premier instant. Et depuis, nous n’avons fait qu’être l’un avec l’autre. Ce qui s’est passé hier soir, c’était seulement pour rattraper le temps où nous étions séparés.
Nico était incapable d’articuler un mot ; il se contentait de hocher timidement la tête, les yeux brillants d’une émotion contenue.
—Merci pour votre honnêteté —dit Carlos en expirant—. Dans cette maison, vous serez acceptés tels que vous êtes. Cessez de faire semblant devant nous. Il n’y a rien de mal à vous aimer. Nous sommes vos alliés.
Marta, qui était restée silencieuse, s’approcha et posa la main sur l’épaule de Nico, la voix tremblante.
—Mais il y a aussi un côté sombre, les garçons. Il y a quelques semaines, un garçon de votre âge a été agressé simplement parce qu’il tenait son compagnon par la main. Il y a des gens intolérants, des maladies et des dangers. En tant que mère, cela me terrifie. Je ne peux pas vous protéger pour toujours, je peux seulement vous demander de faire preuve de bon sens. Prenez soin de vous.
Quelque chose se brisa en Nico. Les paroles de Marta, chargées d’une affection qu’il n’avait jamais reçue chez lui, firent tomber la dernière barrière. Les larmes coulèrent silencieusement sur ses joues.
—C’est que chez moi, je n’aurai jamais ça —parvint-il à dire d’une voix brisée—. Ma mère ne comprendrait pas. Je pleure parce qu’ici je me sens en sécurité. Aimé.
Carlos lui prit la main par-dessus la table, frottant son pouce sur son dos.
—Si tu ne peux pas être libre chez toi, cette porte te sera toujours ouverte. Tu fais partie de la famille.
Marta le serra fortement dans ses bras, l’enveloppant comme son propre fils. Téo sentit son propre nœud se défaire et se joignit à l’étreinte, embrassant la joue de Nico, qui lui rendit son geste sur les lèvres. Le café refroidissait dans les tasses, mais la cuisine s’était remplie d’une paix nouvelle : la peur transformée en espoir, la honte en liberté.




